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Samedi 24, mes valises sont faites, nous posons pour la photo de famille, Jodi et sa soeur Anita m'offrent le chapeau traditionnel ainsi que les écharpes blanches qui vont avec, je dis au revoir à tout le monde...et je repars sur le chemin emprunté il y a un mois et demi .
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Photo avant mon départ (sans Santosh l'éducateur converti en photographe)
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Comme prévu, je fais un petit détour par le parc national de Chitwan, le temps d'une ballade en canoë, d'une autre à dos d'éléphant, puis je vais prendre ma douche sur le dos d'un éléphant suite à l'invitation de son maître, ça décappe!
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Lors de ces deux ballades, j'ai pû approcher des crocodiles, des rhinocéros, des daims, des singes et multiples oiseaux. Je garde un très bon souvenir de ma rencontre chaleureuse avec des villageois sous le toit en chaume de leur maison en terre cuite.
. La douche sur l'éléphant
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rencontre chaleureuse avec des villageois
Je resterai bien plus longtemps dans cet endroit unique mais des colportages m'attendent, en route!
...pas pour longtemps.Après 5 minutes de route vers la fontière, le bus est stoppé en raison de protestations d'étudiants qui réclament des livres pour étudier. Je n'ai pas vu les étudiants mais c'est la raison officielle annoncée qui a stoppé des centaines de véhicules tout l'après-midi jusqu'au lendemain matin. Je suis étonné de voir le calme de chacun face à cet évènement, "ça arrive tous les mois" me confie un jeune du coin.
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Des jeunes veillent à ce que personne ne force le barrage
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Heureusement j'arrive tout juste à temps de l'autre côté de la frontière pour prendre le train qui me mènera jusqu'à Delhi (avec 9 heures de retard tout de même). En arrivant dans les rues de Delhi, je suis toujours aussi étonné en voyant comment tant d'Indiens peuvent se trouver dans des petits espaces (rues, bus...) et dans le vacarme des klaxons.
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Ca bouchonne à Old Delhi
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Après deux heures de bus en heure de pointe (soit 30 km debout, entassés) j'arrive enfin en périphérie de Delhi chez Navneet. Je suis tout content de revoir mon ami et sa femme Prya, chez qui je profite une dernière fois des saveurs de la nourriture Indienne.
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Prya et Navneet .
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Mercredi 28 mai, j'arrive juste à l'heure à l'aéroport pour voir mon avion décoller. Hélas je ne suis pas à l'intérieur (confusion d'horaires de ma part), heureusement un autre avion part dans la nuit et le lendemain j'arrive à Istanbul.
Il m'est étrange d'observer tant de diversité dans la façon de se vêtir, de se maquiller, de se coiffer. Comme en France, pas une personne n'a le même T-shirt ou la même coupe de cheveux!
Ca faisait longtemps, que je n'avais pas vu des amoureux se bécoter sur les bancs publics.
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Je savoure un thé turque au bord du détroit de Bosphore avec mon ami Ayhan, qui m'avait fait rencontrer sa famille à Eregli près de la mer noire. Le soleil n'est toujours pas caché par les mosquées, et pourtant il est plus de 21h, j'étais habitué à ce qu'il fasse nuit à 19h en Inde et au Népal.
Oups, je suis attendu pour diner chez Tendu et Tayrik chez qui j'avais passé 6 jours lors de mon premier passage. Quel plaisir de revoir chacun!
Je constate que si l'aliment de base en Inde et au Népal est le riz, en Turquie c'est le pain. Les sucreries sont toujours aussi bonnes!
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. Tayrik et Ayhan
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Cette fois-ci pas le temps de rester 6 jours, je profite dès le lendemain du luxe des bus turques pour rejoindre l'Europe et la Bulgarie. Hélas, les enfants de Lovech sont déjà en vacances (depuis 2 jours) quand j'y mets les pieds. Ma récolte de chanson avait été merveilleuse, 4 mois auparavant, je suis très déçu de ne pas revoir les enfants, leur professeur et Cornélia (la directrice) qui m'avait offert des cadeaux de remerciements.
Gallia, avec qui j'avais passé beaucoup de temps n'est pas là non plus, par contre ses parents Tsanko et Bianka sont présents et m'accueillent dans leur maison de campagne, idéale pour récupérer des forces. Les plats de Vianka et la rakia de Tsanko sont toujours aussi bons!
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. le voisin, Bianka et Tsanko
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Le lendemain, une journée de multiples bus et de stop me transporte au delà du Danube, en Roumanie. Un petit tour par la capitale Bucarest, le temps de voir le métro moderne et les gares Sud puis Nord et je prends la direction des Carpattes qui ne sont plus enneigées. Au coucher du soleil, des villageois promènent leurs vaches (parfois en laisse) au bord des routes. Elles broûtent l'herbe des fossés, ça change des vaches indiennes qui mangent les déchets dans les caniveaux!
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Puis j'arrive à Novaci où je retrouve la petite ferme de Mariata et Gico, Anna qui reviens tout juste de la Mayenne est là aussi, pour m'accueillir avec sa soeur Gorgianna. La température est idéale, les roses sont en fleur et les chiens ne m'aboient pas cette fois-ci.
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. Mariata, gorgiana et Anna
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Ce matin, je débarque à l'école de Novaci. Dora l'enseignante de français est contente que je repasse voir les deux classes rencontrées en janvier. Visiblement les enfants le sont aussi, ils se rappellent de mon prénom et même de la chanson "mabo y tchuckulpa" que l'on ne manquera pas de chanter avant de se quitter. Je retrace mon voyage avec quelques photos à l'appui et bien sûr les chansons récoltées.
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20 semaines de colportage à résumer en une heure ce n'est pas évident mais c'est un grand moment de bonheur de voir les enfants intéressés par des contrées lointaines.
Comme à l'aller, je suis passé au lycée de Novaci. J'ai pu constater que Mr Brandoc avait toujours une aussi belle voix et que ses élèves sont toujours amusés quand je prononce quelques mots de roumains.
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Voilà pour ces 2 semaines de voyage, les 2 prochaines risquent d'être aussi chargées avant mon arrivée en Mayenne!
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La révédère (à la prochaine)
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Pierre
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