Colporteur de chansons

Présentation du "blog de la semaine"

Présentation du "blog de la semaine"

 
Début janvier (2010), j'étais à Paris le temps d'une semaine pour avancer sur l'enregistrement de la maquette avec cousin François.
Un soir j'ai rejoins une soirée organisée par l'association Navajo-France qui recevait l'humaniste Pierre Rabhi.
 
A la fin de la soirée j'ai rencontré Joanna à la recherche de son gant tombé sous les gradins. Elle m'a parlé de son blog moodstep "révélateur de bonheur". L'idée de se retrouver le temps d'une chanson s'est matérialisée le lendemain matin.Le hasard a voulu que la gare St Lazare soit notre lieu de RDV. Nous avons alors pris la direction de l'improvisation vers les quais. C'est les doigts gelés, la voix parfois mal accordée et le coeur réchauffé que vous me trouverez en Vidéo CI.
 
Pour ceux qui débarquent sur ce blog, bienvenus à vous.
Ci-dessous 2 articles présentant l'aventure entre France et Népal qui continue désormais en France.
 
 

 

Colporteur de chansons

 

Pierre est un doux-dingue pas fou du tout, les pieds bien sur terre et qui se définit comme Européen, Français, Ligérien, Mayennais ou encore Montjeannais mais avant tout Humain avec un grand H.

Il se présente comme conteur, musicien et jongleur mais surtout "colporteur de chansons". Kézaco me direz-vous ? Pierre récolte des chansons enfantines directement auprès des enfants dans les écoles ; il filme, il enregistre, il mémorise.

En France, il a récolté des chansons d'enfants dans les écoles et les centres de loisirs (CLSH). Ensuite, tout simplement, il les réinterprète lui-même avec sa guitare face à d'autres publics, les enfants d'autres pays, proches ou lointains, qui souvent la connaissent déjà ... mais sous sa forme locale.

C'est ainsi qu'en 23 semaines, entre France et Népal, avec son seul pouce pour tout    moyen de transport, il a fait connaître des rengaines bretonnes à des petits Turcs,    des comptines bulgares à des petits Iraniens et des refrains indiens à des petits    Népalais ! Avec sa guitare il colporte sa récolte tout en l'enrichissant continuellement    de nouvelles chansons. Cette récolte il voulait l'apporter jusqu'à Pokhara au Chetana    Children Center (CCC) car colporteur de chansons le temps d'un voyage, il dit vouloir    d'abord se nourrir des rencontres, des différences et établir des ponts entre les    enfants de différents pays.

Beau programme non?                                                                               

 

A la vérité son blog est assez magique; les commentaires y sont simples et pas prise de tête, le ton est gentil, agréable et festif, la détermination y est toujours sereine et positive. Son itinéraire lui a fait traverser l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Bulgarie, la Turquie qu'il a adoré pour son accueil chaleureux, L'Iran et ses légendes, puis enfin c'est l'arrivée tant désirée en Inde et au Népal, régions qu'il a déjà visité et qui le fascinent.  

Il aime la vie simple et la nature et passe 20 jours à trekker dans les montagnes de l'Himalaya. Et lorsqu'il revient en France le vendredi 13 juin (bien joué la date !) il fonce immédiatement aux deux écoles de Montjean pour y retrouver les enfants et leur chanter deux ou trois rengaines forcément exotiques. 

Car on sent bien que ce gars-là n'a pas monté ce concept pour trouver des sponsors mais plutôt parce qu'il possède deux bien belles qualités naturelles : il est pédagogue dans l'âme et il aime les enfants. Apparemment les enfants lui rendent bien, vu l'impressionnante quantité de messages reçus sur son blog.

 

Bravo Pierre, à quand le disque ?
 
Christian Gourmet/Uniterre
le 10/10/2008
 
AU 11 septembre 2012!! La maquette avance
 
 

 

 


   


Publié à 13:33, le 10/02/2011, dans Periple entre France et Nepal, Montjean
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23ème semaine de colportage retour

23ème semaine de colportage retour

Bonjour à tous,


Voici ma dernière semaine de nomadisme, entre Munich et Montjean.


Des supporters qui aiment la fête


Dimanche 8 juin, je quitte les supporters allemands pour rejoindre leur pays et Munich. J'y retrouve Hervé professeur des écoles à l'école française Munichoise appelée "Lycée Jean Renoir". Pour la première fois depuis mon départ je regoûte au fameux "fromage-salade-vin rouge" qui sent bon la France alors que les voisins crient à chaque but allemand (Allemagne-Pologne).


Hervé et ses amis


Le lendemain je revois les enfants (français pour la plupart) de la classe d'Hervé. Ils m'ont réservé des poésies théatralisées ainsi que de beaux dessins légendés racontant l'histoire de Tunga.

Je leur montre des photos de mon voyage entre deux chansons récoltées. Cela suscite de nombreuses questions.

L'après-midi je préfère prendre le train pour Stuttgart, je veux être rendu le soir à Waiblingen chez Isolde et Ghérard. Ce couple allemand est venu plusieurs fois en Mayenne par le biais du jumelage entre la ville de Mayenne et celle de Waiblingen. Nos discussions passionnées (en anglais) nous font oublier le temps qui passe. Oups, il est temps d'aller dormir car le lendemain matin un colportage m'attend.


  Entre Isolde et Ghérard


8h, la clochette sonne l'arrivée de Claudia ma fidèle traductrice. A l'école, les enfants se rappellent bien de l'histoire de Tunga. Par contre ils ne se rappellent pas du pays d'où je viens et pourquoi j'y suis allé. Je leur raconte le voyage de leur chanson avant que nous la chantions tous ensemble. Celle-ci parle des différences entre les animaux, "elles ne nous dérangent pas et on espère que c'est pareil pour vous".



Puis c'est en train que je traverse la frontière franco-allemande. Dans la gare de Forbach tout le monde parle français, même la dame qui annonce le départ des trains, pas de doute j'y suis!


Passage de la frontière Franco-allemande


Jean, un ami rencontré en Inde 2 ans auparavant est là pour m'accueillir. Au coucher du soleil nous allons pique niquer dans la forêt où il a joué toute son enfance. Une petite ballade idéale pour la digestion. nous..."stop ne bouges plus" me dis Jean, un sanglier et ses petits broutent l'herbe non loin. Ne les dérangeons pas, tout comme ce chevreuil....trop tard il nous a repéré et a déguerpi en vitesse.


                                   Jean


Une nuit de palabres plus tard plus une matinée de rédaction sur le blog je reprends en stop la route vers Metz et Bettlainville. Là-bas mon copain des vendanges Pierre m'attend. Sa copine Anne Cécile (directrice de l'école) est chef de coeur. A l'occasion de ma venue elle a invité ses choristes à venir partager une soirée musique. Que c'est agréable de chanter ensemble des classiques de la chanson française (je veux du soleil...).

 

A 75 ans, Pierre roule à vélo plus de 6000km par an


Le lendemain, c'est avec les enfants que je chante les chansons récoltées. Ils sont toujours aussi débordants d'énergie et semblent apprécier la récolte de chansons. J'aimerai rester avec eux tout l'après-midi mais le train pour la capitale ne m'attendra pas.

Le métro parisien est bondé, c'est difficile de monter à bord avec mon gros sac (plus de 20 kilos). Je rejoins tout de même Bondy et l'appartement de mon copain d'enfance Cyril et de son amie Christelle pour une nuit parisienne.


Christelle et Cyril


Vendredi 13, c'est le grand jour! Après 5 mois et 5 jours je réalise en stop les 20 derniers kilomètres qui séparent la gare de Laval de mon village Montjean. Avant de poser mes bagages à la maison je repasse dans les 2 écoles montjeanaises, guitare à la main et harmonica à la bouche. Les professeurs n'ont rien dit aux enfants, SURPRISE!!!!



Quel plaisir de revoir toutes ces têtes illuminées.

Les questions jaillissent, "c'était bien ton voyage?", "les objets ils sont différents dans les autres pays?", "tu peux nous chanter une chanson?".

Les enfants dansent sur la chanson bulgare puis chantent le refrain de la chanson népalaise. Je prends mon pied et je crois bien que je ne suis pas le seul!

 

Nous avons plein de choses a échanger mais on reporte ça à la prochaine rencontre quand je passerai cette fois-ci avec des photos et vidéos.

 

 

photo de famille


Le soir je retrouve ma famille, j'ai l'impression de l'avoir quittée une semaine auparavant. Mes nièces Louna et Manon m'ont même reconnu, elles ont fait beaucoup de progrès de langage..


Ce n'est pas fini!

Prochains messages, les 2 prochaines semaines de colportage dans les écoles françaises.

En attendant, merci à tous pour vos messages.


Pierre.



Publié à 11:08, le 18/06/2008, dans Periple entre France et Nepal, Montjean
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22 eme semaine de colportage retour

22 eme semaine de colportage retour

Sirwus (Salut Autrichien), 


Mardi 3 juin, je rejoins en bus l'Est de la Roumanie et Timisoara. A peine entré dans la maison de Petru que Sara (sa fille) m'accueille en me parlant roumain. Je ne comprends rien mais son doigt pointe ma guitare. Encore une fois le langage du corps remplace celui de la langue parlée avant de laisser place à celui de la musique.


Petru et Sara

A Budapest je retrouve  Stéphanie chez qui j'avais passé plusieurs jours, 5 mois auparavant. Je savoure pleinement une journée libre pour me reposer et ensemble nous nous promenons dans les rues de la capitale Hongroise.


Stéphanie


De nombreux édifices démontrent une architecture remarquable comme la cathédrale...(oups j'ai oublié son nom).Dommage que beaucoup d'entre eux soient teintés du noir de la fumée dégagée par les véhicules motorisés. Plusieurs statues de compositeurs de musique classique témoignent de l'importance de ce style musical en Hongrie.


A l'école Kodaly, les enfants chantent des chansons de cette musique complexe en s'aidant de partitions qui leur permettent de lire la musique (mélodie, rythme et paroles).


En ce vendredi 6 juin, nous sommes heureux de nous retrouver.Cette fois-ci je rencontre séparément les 4 classes de Magda la professeur de francais pendant toute une matinée. Certains enfants se souviennent des chansons françaises colportées en janvier et ne manquent pas de les réclamer. D'autres réclament les balles de jonglage restées  dans mon sac. Charlotte a préparé un gâteau que l'on partage en regardant les photos du colportage où les enfants peuvent se voir.C'est l'occasion de découvrir le visage des enfants qui ont enrichi la récolte de chansons. Je suis très content de leur offrir leur chanson.


Les cloches sonnent, il est 13h , l'heure pour moi "d'autostopper" en direction de Vienne. Après 45 minutes d'attente la voiture d'Harald s'arrête et cet Autrichien me transporte jusqu'a son appartement ou je suis invité à passer la nuit. Invitation acceptée avec plaisir!           

                                                                                                   Harald

 Nous nous promenons dans la capitale Autrichienne surnommée "le petit Budapest". Certains bâtiments sont impressionnant (château, cathédrale...).

Les parcs favoris d'Harald sont fermés en raison de la coupe d'Europe de football mais cela ne nous empêche pas de trouver un endroit où l'on peut chanter. Harald se transforme en professeur d'allemand (langue parlée par les autrichiens) pour me corriger dans ma prononciation lorsque  j'entonne une chanson allemande récoltée à Waiblingen. Certains sons me sont inconnus, c'est à coup sûr la chanson qui me donne le plus de difficultés de mémorisation et de prononciation.


Le lendemain Harald qui m'a hébergé m'amène à la sortie de Vienne. Je n'ai pas attendu 5 minutes que Léonidas me tapote sur l'épaule. Il a vu ma pancarte "Salzburg" et me propose de m'y emmener. Pendant 2h30 de trajet je profite une nouvelle fois des joies du stop en faisant la connaissance de ce sympathique autrichien. Comme toujours il est très intéressant de découvrir une tranche de vie, une culture différente et d'échanger ses avis et sentiments.


 


A Salzburg, l'heure est à la fête en raison de l'ouverture de la coupe d'Europe de football. Beaucoup de supporters portent les couleurs de leur équipe favorite et rejoignent en chantant la place de la Basilique. Des centaines de personnes s'y sont réunies pour assister au match Suisse-République Tchèque projeté sur écran géant. L'ambiance est chaleureuse, il n'y a pas de tension entre les supporters de chaque équipe.

Je suis heureux de constater que ce qui prime est le partager d'un moment de fête, le résultat du match passe après. Je dois quitter le lendemain la ville de naissance de Mozart pour rejoindre l'Allemagne où deux colportages m'attendent. 


 

Amadeus Mozart


Attention, je ne suis plus très loin.


Tchuss (Salut Allemand).


Pierre.




Publié à 10:27, le 11/06/2008, dans Periple entre France et Nepal, Saint-Avold
Mots clefs : Mozart


20eme et 21eme semaines sur le colportage retour

20eme et 21eme semaines sur le colportage retour

Samedi 24, mes valises sont faites, nous posons pour la photo de famille, Jodi et sa soeur Anita m'offrent le chapeau traditionnel ainsi que les écharpes blanches qui vont avec, je dis au revoir à tout le monde...et je repars sur le chemin emprunté il y a un mois et demi .


Photo avant mon départ (sans Santosh l'éducateur converti en photographe)


Comme prévu, je fais un petit détour par le parc national de Chitwan, le temps d'une ballade en canoë, d'une autre à dos d'éléphant, puis je vais prendre ma douche sur le dos d'un éléphant suite à l'invitation de son maître, ça décappe!


Lors de ces deux ballades, j'ai pû approcher des crocodiles, des rhinocéros, des daims, des singes et multiples oiseaux. Je garde un très bon souvenir de ma rencontre chaleureuse avec des villageois sous le toit en chaume de leur maison en terre cuite.

 

           La douche sur l'éléphant 


 

 

 

  Rencontre chaleureuse avec des villageois

Je resterai bien plus longtemps dans cet endroit unique mais des colportages m'attendent,

En route!...pas pour longtemps. Après 5 minutes de route vers la fontière, le bus est stoppé en raison de protestations d'étudiants qui réclament des livres pour étudier. Je n'ai pas vu les étudiants mais c'est la raison officielle annoncée qui a stoppé des centaines de véhicules tout l'après-midi jusqu'au lendemain matin. Je suis étonné de voir le calme de chacun face à cet évènement, "ça arrive tous les mois" me confie un jeune du coin.


Des jeunes veillent à ce que personne ne force le barrage


Heureusement j'arrive tout juste à temps de l'autre côté de la frontière pour prendre le train qui me mènera jusqu'à Delhi (avec 9 heures de retard tout de même). En arrivant dans les rues de Delhi, je suis toujours aussi étonné en voyant comment tant d'Indiens peuvent se trouver dans des petits espaces (rues, bus...) et dans le vacarme des klaxons.


  Ca bouchonne à Old Delhi


Après deux heures de bus en heure de pointe (soit 30 km debout, entassés) j'arrive enfin en périphérie de Delhi chez Navneet. Je suis tout content de revoir mon ami et sa femme Prya, chez qui je profite une dernière fois des saveurs de la nourriture Indienne.

 

Prya et Navneet .


Mercredi 28 mai, j'arrive juste à l'heure à l'aéroport pour voir mon avion décoller. Hélas je ne suis pas à l'intérieur (confusion d'horaires de ma part), heureusement un autre avion part dans la nuit et le lendemain j'arrive à Istanbul.

Il m'est étrange d'observer tant de diversité dans la façon de se vêtir, de se maquiller, de se coiffer. Comme en France, pas une personne n'a le même T-shirt ou la même coupe de cheveux! 

Ca faisait longtemps, que je n'avais pas vu des amoureux  se bécoter sur les bancs publics.


Je savoure un thé turque au bord du détroit de Bosphore avec mon ami Ayhan, qui m'avait fait rencontrer sa famille à Eregli près de la mer noire. Le soleil n'est toujours pas caché par les mosquées, et pourtant il est plus de 21h, j'étais habitué à ce qu'il fasse nuit à 19h en Inde et au Népal.

Oups, je suis attendu pour diner chez Tendu et Tayrik chez qui j'avais passé 6 jours lors de mon premier passage. Quel plaisir de revoir chacun!

Je constate que si l'aliment de base en Inde et au Népal est le riz, en Turquie c'est le pain. Les sucreries sont toujours aussi bonnes!


. Tayrik et Ayhan


Cette fois-ci pas le temps de rester 6 jours, je profite dès le lendemain du luxe des bus turques pour rejoindre l'Europe et la Bulgarie. Hélas, les enfants de Lovech sont déjà en vacances (depuis 2 jours) quand j'y mets les pieds. Ma récolte de chanson avait été merveilleuse, 4 mois auparavant, je suis très déçu de ne pas revoir les enfants, leur professeur et Cornélia (la directrice) qui m'avait offert des cadeaux de remerciements.

Gallia, avec qui j'avais passé beaucoup de temps n'est pas là non plus, par contre ses parents Tsanko et Bianka sont présents et m'accueillent dans leur maison de campagne, idéale pour récupérer des forces. Les plats de Vianka et la rakia de Tsanko sont toujours aussi bons!


Le voisin, Bianka et Tsanko


Le lendemain, une journée de multiples bus et de stop me transporte au delà du Danube, en Roumanie. Un petit tour par la capitale Bucarest, le temps de voir le métro moderne et les gares Sud puis Nord et je prends la direction des Carpattes qui ne sont plus enneigées. Au coucher du soleil, des villageois promènent leurs vaches (parfois en laisse) au bord des routes. Elles broûtent l'herbe des fossés, ça change des vaches indiennes qui mangent les déchets dans les caniveaux!


Puis j'arrive à Novaci où je retrouve la petite ferme de Mariata et Gico, Anna qui reviens tout juste de la Mayenne est là aussi, pour m'accueillir avec sa soeur Gorgianna. La température est idéale, les roses sont en fleur et les chiens ne m'aboient pas cette fois-ci.


Mariata, gorgiana et Anna


Ce matin, je débarque à l'école de Novaci. Dora l'enseignante de français est contente que je repasse voir les deux classes rencontrées en janvier. Visiblement les enfants le sont aussi, ils se rappellent de mon prénom et même de la chanson "mabo y tchuckulpa" que l'on ne manquera pas de chanter avant de se quitter. Je retrace mon voyage avec quelques photos à l'appui et bien sûr les chansons récoltées.


20 semaines de colportage à résumer en une heure ce n'est pas évident mais c'est un grand moment de bonheur de voir les enfants intéressés par des contrées lointaines.

Comme à l'aller, je suis passé au lycée de Novaci. J'ai pu constater que Mr Brandoc avait toujours une aussi belle voix et que ses élèves sont toujours amusés quand je prononce quelques mots de roumains.


Voilà pour ces 2 semaines de voyage, les 2 prochaines risquent d'être aussi chargées avant mon arrivée en Mayenne!


La révédère (à la prochaine)


Pierre



Publié à 03:39, le 2/06/2008, dans Periple entre France et Nepal, Novaci
Mots clefs : novaci


19eme semaine au Chetana Children Center

19eme semaine au Chetana Children Center

 

 

Namaste tout le monde,

 

 

 

Samedi est le jour sans école. Avec Sabina, Barbara et les enfants nous sommes allés nous rafraichir à la piscine. Après deux heures de tobogans, d'éclaboussades, de cache-cache, de loup, les enfants n'étaient toujours pas rassasiés et souhaitaient rester dans l'eau. Mais quand ils ont vu la menace de gros nuages noirs, chacun a rangé ses affaires en vitesse et nous sommes rentrés tous les 9 dans un taxi pas plus grand qu'une R5


La sécurité routière Népalaise est bien différente de celle de la France, rouler à 3 sur une moto (sans casque) est par exemple, chose commune. Le mauvais état des routes oblige cependant les conducteurs à ralentir régulièrement. Les fortes pluies favorisent de nombreux trous dans les routes les moins empruntées. 

 
Sabina la pésidente et son fils Arian


Plus les jours passent et plus la mousson se fait présente. La mousson c'est la période de l'année ou des pluies abondantes remplissent les rivières et les rizières. En ce moment, les averses ne durent jamais plus d'une ou deux heures. Bientôt elles se feront plus longues et dureront parfois plusieurs jours.


C'est pendant cette saison que les agriculteurs plantent le riz car il nécessite beaucoup d'eau pour grandir. Sa récolte très précieuse pour le reste de l'année, se fait environ 4 mois après sa plantation.

 

 
Les 7 bouilles du CCC


Mercredi soir, tout le monde était invité au 2eme étage chez Jodi pour manger les “momos”. Les momos ce sont des petits enrobés de légumes, de viande ou autres mixtures qui sont cuits à la vapeur ou fris à la poële.


Jodi est la tante de Sabina, toutes deux m’ont appris à réaliser ce plat chinois très répandu au Népal. Apprenti cuisinier peu confirmé, j’ai eu beaucoup de difficultés à réaliser de jolis momos, même après 1h30 de pratique. Heureusement même les moins jolis de mes momos ont été appréciés par chacun. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences!

 

 

Les momos

 


Lors de mon dernier soir au CCC,  une petite fete etait organisee pour mon depart. J'ai recu une belle cravate locale avant de recolter “Ressome philili”, une chanson très connue par les Népalais. Les enfants du CCC ont remercié tous les enfants qui ont enrichi cette récolte de chansons avant d’interprêter leur chanson avec une danse. 

 

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Soirée de départ

 

 


Voici la dernière chanson que je mets dans mon sac avant de reprendre la route dans le sens inverse. Ce samedi, je dis au revoir à toute la bande du CCC et je me dirige vers Delhi ou un avion m'attend (ainsi que mon ami Navneet).



 

Je ferai un détour par le parc national de Chitwan pour aller y découvrir la faune et la flore, le temps d’une ballade à dos d’éléphant. Si j’ai peu de chances d’y voir les tigres du Bengale ou les dauphins du Gange, je devrais y rencontrer les rhinocéros unicornes et beaucoup d’autres espèces.

 



J'atterris à Istanbul jeudi (28) matin. Je ne peux pas actuellement vous informer des dates de mes passages (trop hypothêtiques) ou de mon arrivée en France. Je vous tiens au courant dès que je le peux. 


NAMASTE

                                                                                  Pierre



Publié à 10:26, le 22/05/2008, dans Periple entre France et Nepal, Sunauli
Mots clefs : momosunauli


18eme semaine au Chetana Children Center

18eme semaine au Chetana Children Center

Namaste,


Au Chetana Children Center (CCC), l'ambiance est plus que familiale. Les 6 enfants, Sabina (la présidente) et son bébé "Arian", Santosh l'éducateur ainsi que Roséni la cuisinière et agent d'entretien (entre autres) occupent les 2 derniers étages d'un immeuble (dont le dernier se trouve sur le toit qui est plat).

 


Tous les jours, les enfants quittent leur chambre collective à 6 heures pour aller boire un lait chaud accompagné de quelques biscuits ou tranches de pain préparées par Roséni.

  Le moment du dhal bat

 

A 6h30, les 4 filles et les 2 garçons agés de 5 à 11 ans commencent leur séance de travail scolaire. Pendant 2 heures, Nawaradj le plus agé et ses camarades terminent leur "home work". Avec Barbara, une volontaire hollandaise, nous les accompagnons dans leurs exercices. Les leçons de mathématiques sont celles où je me sens le plus compétent. Celles d'anglais me permettent souvent d'enrichir mon vocabulaire. Santosh est là pour aider les enfants dans leurs cours en langue Népali.

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Dans les écoles privées Népalaises, 2 cours seulement se font en Népali, les 10 autres sont en anglais ce qui fait que les enfants apprennent rapidement cette langue très répandue sur toute la planète. Usha et kalpana qui vont à l'école publique ont quant à elles 2 fois plus de cours en Népali qu'en anglais.


 
Bikal
 

A 8h30, c'est l'heure du "dhal bhat" bien mérité. Une fois le ventre plein, les enfants tous autonomes se préparent pour partir à l'école. Ils enfilent leur uniforme (la cravate pour Nawaradj, Bikal et Nimika), cirent leur chaussures et rejoignent leur école respective. Sabina, qui est professeur de sciences naturelles dans leur école, accompagne Nawaradj, Sujeena et Nimika.


Au Népal, dès l'âge de 7 ans les enfants ont un professeur par matière, comme dans les collèges français. Les enfants restent dans la même ècole de 3 a 15 ans (dans certains établissement jusqu'à 18 ans).

 

16h30, les enfants sont de retour au Chetana et profitent de leur temps libre pour jouer ou parfois regarder des dessins animés. Je suis surpris en voyant "Inspecteur gadget" à l'écran, c'est un dessin animé que je regardais quand j'étais enfant.

 

A 17h30, les enfants commencent leur deuxième séance de travail scolaire de la journée à laquelle viennent participer deux autres filles, Sinam et Rasna. Pujid, le frère de Sabina vient parfois nous aider dans notre accompagnement scolaire.


 

3 heures de travail scolaire par jour

 

Après le "dhal bhat" du soir (19h), c'est le moment du"colportage de chansons". Les enfants apprécient chaque soir d'écouter les chansons venant d'autres pays. Grâce aux mini-enceintes de Santosh, ils ont pu écouter certaines classes chanter tout en regardant les photo à l'écran de l'ordinateur de Barbara.

Quand je chante accompagné de la guitare et de l'harmonica, Arian agé de 18 mois se met à danser et tout le monde tape dans les mains. 


Hier (samedi 17mai), les enfants ont profité de leur jour de repos pour commencer à créer une chanson  que je  ramènerai en France.


 

 Préparation de la chanson

 

J'ai décidé de rentrer avant les vacances scolaires afin de la colporter avec toute ma nouvelle collection, aux enfants bulgares, roumains, hongrois, allemands et bien-sûr français. Je suis impatient de repasser voir chacun.

 

Je n'ai plus qu' à organiser rapidement ce voyage retour. Vu le peu de temps qu'il me reste, je volerai sûrement en avion de Delhi à Istanbul. J'espère arriver sur les terres mayennaises avant la fête de la musique (21 juin).



PS :

Je fais un appel à toutes les écoles pour qu'elles me renseignent sur leurs disponibilités.

 

 

 

A très bientôt,   "Peli Betanla".


                                                    Pierre.



Publié à 09:18, le 18/05/2008, dans Periple entre France et Nepal, Pokhara
Mots clefs : NimicaBikal


14, 15, 16 et 17eme semaine de colportage

14, 15, 16 et 17eme semaine de colportage

Namaste tout le monde,


Me voilà revenu d'une belle escapade de 20 jours dans les montagnes de l'Himalaya.


Quand j'étais enfant je n'aimais pas me ballader. J'avais l'impression de marcher dans le vide et je préfèrais courir après un ballon. Pendant ce trek, j'ai apprécié l'usage de mes jambes pour aller découvrir de nouvelles contrées et admirer la vie locale.


La vallée des Annapurnas est très encaissée, en longeant la puissante rivière on peut se trouver entouré de plusieurs parois de plus de 3000 mètres d'altitude. Le décor change constamment tout au long du trek.

Plus on grimpe en altitude et moins la nature est abondante. Aux environs de 1000 mètres, ce sont les forêts (parfois la jungle) qui regorgent de plantes, d'arbres, d'oiseaux, d'insectes.

Les derniers rhododendrons en fleurs resplendissent alors que la montagne du Dhaulagiri du haut de ses 8167 mêtres d'altitude s'apprête à se faire recouvrir par les nuages qui ne parviennent pas à la survoler.

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Comme pour mon voyage, je suis parti seul en pensant qu'il sera alors facile de faire des rencontres. A peine 30 minutes de marche, je rencontre Marc et Céline, des francais avec qui je vais partager 7 jours de chemin.

Le 6eme, après avoir gouté au "chang", le cidre local, je vois Marc qui débarque avec un énorme gâteau au chocolat sur lequel brillent 24 bougies...délicieuse surprise pour mon anniversaire!

 








Nos chemins se séparent quand Marc tombe malade. Je décide de quitter le circuit classique pour faire un petit détour par le lac de Tilicho, le lac le plus haut du monde avec ses 4920 mètres d'altitude.

 

Après une heure de marche, je rattrape Peimen, un norvégien avec qui j'ai partagé la croisière en bateau entre l'Iran et Dubaï.

Ensemble nous grimpons jusqu'au fameux lac long de 4km tout recouvert de neige. Durant l'ascension nous apercevons des troupeaux d'animaux qui s'apparentent au daim.  Nous sommes les pieds dans la neige juste au dessous des nuages. On a l'impression de pouvoir les toucher, c'est superbe!

 


Nous pensons que peut-être un léopard des neiges nous observe alors que nous cherchons sa proie favorite le "blue ship" (mouton bleu). Mais nous rentrons sans en avoir vu ...enfin c'est ce que nous croyions. Nous apprendrons 3 jours plus tard que le mouton bleu est cet animal qui ressemble au daim et que nous avons vu auparavant.

 

 


Ensuite, nous approchons du col du Thorong et ses 5400 mètres. La température est de - 3 degrés mais le vent glacial nous donne l'impression qu'il fait -20 . Le taux d'oxygène diminue avec l'altitude et on se retrouve facilement essouflé. Il vaut mieux avancer doucement afin que le corps s'acclimate et éviter ainsi le mal des montagnes (maux de tête et/ou manque d'appétit en raison du changement d'altitude).

Après 2 heures d'ascension nous parvenons au sommet du "Thorong pass" et nous commencons une longue descente de l'autre côté du col qui nous fait quitté la neige pour la pierre. Les premières apparitions d'herbe se feront en dessous de 4000 mètres.


Espen dans la descente


Ma dernière semaine de trek, je la fais davantage en solo et je rencontre alors plus facilement les habitants. Beaucoup de népalais sont heureux de m'aider à enrichir mon carnet de Népali (la principal langue Népalaise). Je suis content de voir que nombre d'entre eux aiment chanter. Je découvre davantage le mode de vie de ces montagnards qui vivent essentiellement de leurs récoltes (riz, pommes de terre, millet, lentilles, maïs...) cultivées en terrasse.


La plupart des népalais que j'ai rencontré mangent 2 repas par jour et toujours le même: "le dhal bat".C' est un plat à base de riz, de légumes (choux, pommes de terres, carrotes...) et de lentilles. Ces dernieres sont essentielles dans l'alimentation des végétariens car elles remplacent la viande grace à leurs protéines. Dans cette région des Annapurnas, beaucoup sont boudhistes et appliquent une règle fondamentale qui est de ne pas tuer ni manger d'animaux.


Le Yak qui ressemble à une vache bien poilue est précieux pour les agriculteurs. Il permet de labourer les champs, procure du lait (je trouve d'ailleurs excellent le fromage de Yak) et ses bouses sont récupérées pour enrichir la terre ou pour allumer un feu de cuisine.


 Ce yak nous a observé manger tout au long d'un repas


Le fruit le plus répandu dans les altitudes est la pomme et les nombreux petits hôtels-restaurants proposent des tartes aux pommes ou des crumbles. 


Après plus de 250 km de marche, j'ai dévale les mollets bien endurcis, la dernière colline qui plonge dans le lac de la ville de Pokhara. Après 20 jours de Trek dans les montagnes, il m'est particulièrement désagréable de sentir la fumée des pots d'échappement des motos, d'entendre les klaxons des bus, de voir des panneaux publicitaires ou des magasins remplis de gadgets. Je suis déjà tenté par des patisseries alors que je n'ai pas faim.


des villageois au dessus de Pokhara


Ma vie de trekeur dans les montagnes était simple et apaisante (manger et marcher).

  Je perds de ma tranquillité d'esprit dans la ville et son agitation. Des rabateurs me sollicitent deja afin que je séjourne dans leur hôtel respectif.

 

Loin du quartier touristique de Pokhara, je me suis rendu hier (9 mai) au Chetana Children Center (CCC). J'ai eu droit à un accueil chaleureux des 6 enfants présents et de leurs éducateurs alors qu'ils étaient en pleine séance de travail scolaire. Enfin, je parvenais au CCC.

Nous nous sommes présentés et ensuite j'ai fait la visite des locaux. Chaque jour je présenterai une partie de mon voyage et pourrai colporter une partie de ma récolte de chansons. Je resterai au CCC pendant 2 semaines au bout desquelles je déciderai de la suite de mon parcours.


Je profite de ce message pour solliciter les écoles et centres de loisirs qui ont enrichi ma récolte de chansons afin qu'elles m'envoient svp leur adresse e-mail à :


pierre.bouguierlaposte.net  


Merci à tous pour votre soutien et vos messages. 


Peli betanla

 

Pierre



Publié à 01:45, le 10/05/2008, dans Periple entre France et Nepal, Pokhara
Mots clefs : Chetana Children Center


Onzième récolte en Inde à Patna

Onzième récolte en Inde à Patna

Namaste,


Voici un message que j' avais concocte afin qu'il apparaisse au milieu de mon trek. Des soucis techniques font qu'il n'apparait que maintenant. 


Alors que je suis normalement à l'heure actuelle perdu au milieu des montagnes et loin d'un poste internet, voici la dernière récolte que j'ai ecris avant de partir (au cas ou certains seraient en manque) :


Alors que le soleil fini juste de poser ses rayons sur le village de Patna, des enfants dévalent des 4 coins de la montagne le cartable sur le dos. Vétus de leur uniforme ils se dirigent vers leur école située sur une petite colline. Les 2 professeurs arrivent au bout de leur longue ascension depuis Laxman Jula. A moitié essouflés, ils rejoignent leurs 2 autres collègues locaux (chaque professeur est une femme). Il est 7 heures, les enfants arrêtent de jouer, laissent leur tongues devant la classe et vont s'asseoir par terre les garçons d'un côté et les filles de l'autre.


Lorsque j'arrive dans la classe des plus grands (10-13 ans), je sens une effervescence se créer. Les 40 enfants écarquillent leurs yeux, s'agitent et chuchotent à leur camarades des choses visiblement rigolotes. La professeur comprend assez bien l'anglais, elle accepte la récolte et demande aux enfants de me saluer ce qu'ils font en se levant.


Je raconte brièvement l'histoire de Tunga en tapant sur mes genoux (Afrique), en jouant un morceau de bossa nova (Brésil) puis en faisant danser les enfants sur la musique country (Etats-Unis). Je remarque rapidement qu'ils ne connaissaient pas cette danse auparavant. Quelques jongleries plus tard, je présente mon parcours à l'aide des chansons récoltées auprès des enfants allemands, bulgares, turques et iraniens. Enfin, c'est au tour des enfants de me chanter une chanson. 2 filles s'avancent timidement et chantent une très belle chanson ("balou sa kale" ou "ai confiance") avant que 2 garçons prennent le pas. Enfin, toute la classe se lève et chante avec conviction une chanson à propos de Dieu.


Hélas, le docteur Chandan qui m'a accompagné ne maitrise pas assez bien l'anglais pour traduire ces chansons. Je cherche un traducteur au Népal, beaucoup parlent l'indhi mais pour l'instant aucun n'a pu traduire ma nouvelle récolte.


J'ai quitté les enfants pendant leur heure de récréation alors qu'ils couraient pieds nus sur les graviers. Ils terminent leur journée d'école à 13h après quoi ils ont bien mérite leur déjeuner, ils ne prennent pas de goûter pendant la matinée.


C'était ma dernière récolte avant le Népal et la rencontre avec les enfants du CCC. Je prends toujours autant de plaisir à rencontrer les enfants et à échanger les chansons. Chaque récolte est différente et c'est ce qui rend le colportage plus riche.


péli bètanla.


Pierre



Publié à 11:31, le 18/04/2008, dans Periple entre France et Nepal, Pokhara
Mots clefs : chandan laxman jula


Treizieme semaine de colportage

Treizieme semaine de colportage

 

Namaste!


A côté de Rishikesh se trouvent côte-côte Laxman Jula et Ram Jula, 2 villages où l’on voit autant de touristes que d’indiens locaux. Il faut dire que le décor est charmant. Le large Gange traverse ces 2 villages et deux ponts pour piétons sont pendus entre les deux rives au creux des montages.

 

 

 

Rishikesh attire les touristes pour son charme mais aussi pour la pratique du yoga, on l’appelle même “la capitale mondiale du yoga”. Le yoga est une discipline spirituelle et corporelle qui consiste à apaiser le corps et l'esprit par le biais d'exercices d'assouplissements. Je n’ai pas pratiqué de yoga mais j’ai pu constater ses vertus en rencontrant cet homme de 98 ans fier de me montrer sa vivacité et sa souplesse en mettant rapidement ses deux pieds derrière la tête. Vous pouvez le faire vous?


Des forêts qui arborent les monts débarquent de nombreux singes qui vivotent alors tranquillement au milieu des humains. Fasciné par cet animal, depuis toujours j’ai tenté d'entrer en contact avec certains d’entre eux. J’ai rapidement compris que seul la nourriture les intéressait.


                            


 

Je n’ai donc pas joué avec les singes mais plutôt avec ma guitare à ma guest-house (petit hôtel). J’y ai rencontré plusieurs musiciens dont deux homonymes étrangers, Peter l’Américain guitariste et “Pédro” l’Argentin joueur de tables, avec ses percussions indiennes.

Nous avons passé de bons moments à partager de la musique, notamment avec Daniel un argentin qui voyage avec sa mandoline.


 

 

                                   .


C’est avec Jo (Joaquim) le lyonnais que j’ai partagé ma chambre. Sa priorité en arrivant à Rishikesh a été d’acheter un réchaud à gaz. Ainsi tous les matins on pouvait savourer le “Jo Tchai”.

 

 

 Recette du Jo Tchai:

 

. Faites bouillir de l’eau avec du thé noir.

. Ajouter la même quantité de lait et faire chauffer.

. Ajouter cardamone, clous de girofles et gingembre (épices).

. A votre guise, ajouter (ou non) sucre ou de préférence du miel.

 

 

                                      


Un après-midi je décide de rejoindre la grande cascade qui se trouve à 5km de là. Arrivé près du but, j’aperçois des femmes perchées dans les arbres la faucille à la main. Elles m’indiquent que j’ai raté le sentier menant à la cascade. Curieux de voir la suite de mon chemin je poursuis mon ascension jusqu’à ce que je découvre une vallée où se niche un village au milieu des rizières.


Je le contourne et grimpe un peu plus pour enfin m’asseoir et observer le spectacle. Des villageois sont dans les champs, d’autres vont chercher de l’eau, la bassine sur la tête.  Plus haut, des paons mangent, alors que des oiseaux  (jamais vu jusque là) les dominent du haut de leur perchoir.


 

 

 
 

 

Un homme, la soixantaine sort du village et se dirige vers moi. Il m’invite à boire le tchai puis à rester dormir quelques jours. Cet homme c’est Chandan, un ancien docteur qui a l’habitude d’héberger les touristes égarés ou curieux comme moi. “Une récolte à l’école du village ne devrait pas poser de problème” me confie t-il.       

                

Chandan et sa femme Tchivali

 

Un tchai et une nuit plus tard, je me retrouve à la même place, avec cette fois-ci le nécessaire pour rester 2 nuits.

Je suis parti dans la jungle chasser les animaux avec mon appareil photo. Les prédateurs du coin sont l’ours que l’on ne voit jamais et le tigre. Le tigre s’est rendu plusieurs fois à l’intèrieur du village, autrefois à l’affùt de sa proie de secours le chien. Cet animal nocturne préfère  le daim puis la vache. Ensuite vient le chien…et après c'est l’homme. Je n’ai pas vu de tigre mais quelques daims et beaucoup d’oiseaux dont j’ignore les noms. Tous sont très beaux et enchantent la Forêt de Patna.



A Patna j’ai aussi récolté une chanson mais j’y reviendrai car j’en ai déjà beaucoup dit.


Je suis à Pokhara depuis 4 jours. J'ai reporté 2 fois mon départ pour le trek. Affaibli par une journée de fiêvre, je reprends des forces pour partir randonner. Depart prévu le 19 avril.



Féri bétanla (à bientot  en népali). 



Publié à 04:01, le 17/04/2008, dans Periple entre France et Nepal, Pokhara
Mots clefs : ChandanPatnaTchai


Ca y est j'y suis!...enfin presque

Ca y est j'y suis!...enfin presque

CA Y EST J'Y SUIS!!!!...enfin presque.

 

 


J'ai franchi la frontière Indo-népalaise. Elle était fermée quand je suis arrivé ce matin. Beaucoup de gens attendaient devant, certains depuis 4 jours. La rumeur courait que son ouverture arriverait ce soir à minuit.


Après 19 heures de bus, un "Thali" (plat traditionnel à base de riz, de lentilles et de légumes) était le bienvenu.  Puis un étudiant népalais nous informe que la frontière s'est ouverte 30 minutes avant de se refermer. Avec Maggy, une américaine rencontrée pendant le trajet nous courons voir les policiers. Maggy préssée de rejoindre l'orphelinat (qu'elle a monté) indique qu'elle doit rejoindre rapidement le Népal. Les policiers sympathiques  tamponnent nos passeports et nous franchissons la frontière, nous voila à Népalganj.


Depuis 3 mois, quand on me demande où je vais, je répond "le Népal". Maintenant je vais devoir changer de registre. Demain, si tout se passe bien, je rejoins Pokhara pour préparer mon trek de 20 jours. Après , je rencontrerai alors les enfants du "Chetana Children Center" et Milan leur éducateur (en ce moment le CCC est fermé, c'est les vacances).


Demain est un jour important pour le Népal car les résultats des élections seront annoncés. Elles se déroulaient hier 10 avril.

Depuis longtemps le Népal connait une forte instabilité politique et beaucoup espèrent que ces élections seront le début de jours meilleurs.

J'en profite pour signaler que ce pays connait une extrême pauvreté, beaucoup d'illetrisme et que les tensions politiques n'arrangent en rien les fragmentations ethniques et religieuses présentes dans cette population au taux de croissance démographique très élevé.


Maggy me disait ce matin que l'on estime le nombre d'enfant orphelins à plus de 50000  (sur plus de 25 millions habitants) dans tout le pays, dont beaucoup vivent dans les montagnes.


Pour l'instant je n'ai pas de montagnes en vue mais beaucoup de chaleur et de paysages de campagne. Il y a encore beaucoup d'Inde dans l'air même si le faciès des gens a changé.


J'esssaierai de vous donner des nouvelles de ma treizième semaine avant de partir randonner, à plus.


Pierre



Publié à 04:09, le 11/04/2008, dans Periple entre France et Nepal,
Mots clefs : NepalgangMaggychaleur


douzieme semaine de colportage

douzieme semaine de colportage

Namaste,


C'est chez mon ami Navneet et chez sa femme Prya que j'ai passé une grande partie de ma douzième semaine de voyage. La journée Navneet allait travailler. J'ai revu plusieurs fois Mina l'étudiant rencontré dans le bus. Avec ses copains nous avons visité quelques sites célèbres comme le mausolé du Mahatma Ganghi


Ghandi est appellé en Inde "le père de la nation". Il rêvait d'une société indienne juste et égalitaire. Pendant la colonisation anglaise il a entrepris de nombreuses actions non violentes afin que l'Inde accède à son indépendance. Il a dénoncé publiquement les inégalités entre les hommes selon leur appartenance sociale (système de castes encore très présent). Gandhi demandait à chacun de "vivre simplement pour que simplement puissent vivre les autres". 

 

 

Statue de Ghandi à côté du drapeau Indien


Dans le centre de la capitale Indienne se trouve l'ancien quartier appellé "Old Delhi". Une grande agitation règne au sein de son immense bazar. Des milliers de petits commerçants garnissent les petites ruelles ou seuls les piétons et les vaches circulent. Il faut d'ailleurs faire attention où on pose les pieds, une bouse est vite arrivée. Les vendeurs proposent leurs produits à voix haute, l'odeur de l'encens et des épices titille les narines, les yeux ne savent pas où se poser tellement il y a de choses à vendre. J'ai aimé me perdre dans ce labyrinthe de petits trésors.


Ici comme ailleurs en Inde, les prix sont rarement fixes et varient en fonction de la tête du client. Il est souvent nécessaire de négocier le prix en parlant avec le vendeur. Parfois on peut diviser par 3 le prix annoncé initialement. La vie est beaucoup moins chère qu'en France mais cela n'empèche pas la pauvretè d'être omniprésente. Beaucoup d'Indiens ne gagnent pas plus d'un euro par jour malgré des métiers pénibles.


  Des métiers pénibles


Le soir en attendant le bus, quelqu'un a réussi à prendre mon appareil photo dans le sac à dos, sans que je m'en aperçoive. Ce n'est qu'une fois dans le bus que j'ai constaté son absence...bien déçu de l'avoir perdu avec toutes les photos et vidéos prises depuis une semaine.


Mon appareil photo me sert à récolter les chansons des enfants, coincidence ou non par deux fois une nouvelle récolte est tombée à l'eau. Mina et ses amis m'avaient donné le contact d'un centre d'accueil pour enfants n'étant pas scolarisés (manque d'argent). Hélas je n'ai pas pù les rencontrer mais ce n'est que partie remise. 


Il a fait très chaud cette semaine à Delhi et je n'étais pas très en forme à cause de problèmes digestifs. Le changement d'alimentation y est surement pour quelque chose. Avec la "tourista" (expression pour signifier la diarrhée) je n'ai pas visité beaucoup le centre de Delhi (à 2 heures de bus) mais davantage les toilettes de mon ami.


Navneet, le lhassi à la main

(mélange de yaourt et d'eau avec du sucre)

A l'appartement j'ai profité du lecteur DVD pour regarder le film "Woh lahme"dans lequel j'apparait. Lors de mon précédant voyage en Inde j'avais été sollicité pour être figurant dans un film de Bollywood. Bollywood est la plus grande production mondiale de film, beaucoup d'indiens adorent aller au cinéma.

J'avais alors passé toute une journée à faire semblant de regarder un défilé de mode accoudé au comptoir d'un bar, le verre de whisky à la main et habillé en costard-cravate. Finalement j'apparaît 2 fois 1 seconde au fond de l'écran. C'est court mais plutôt comique!


 

 

 

 

 

 

 

 

               Le bus est plein!

 

Un lendemain de fête avec des amis de Navneet et Prya, j'ai pris le bus avec un nouvel appareil photo en poche en direction de Rishikesh. C' est une ville au bord du Gange et des montagnes Himalayennes. 7 heures de bus (pour 230km) ont été nécessaire pour l'atteindre.

 

Sur la route j'ai croisé beaucoup de cargaisons de canne à sucre, parfois transportées en camion, en rickshaw ou encore en charettes tirées par des vaches. Les champs de canne à sucre ressemblent aux champs de mais mayennais.

            

 

Une fois les feuilles enlevées, il reste une tige marron. Dans les rues on la broie à l'aide d'une machine et il en sort du jus de...sucre?! Avec du gingembre, du citron et de la menthe c'est délicieux.

 



 

 

 

 

                   

 

  Le jus de la canne à sucre est servi

 

Je pars aujourd'hui lundi 07 avril récolter une chanson dans un petit village isolé en montagne où il n'y a pas internet. J'y resterai normalement deux ou 3 jours avant de rejoindre le Népal par le nord ouest (deux ou trois jours de bus avant Pokhara). Il me sera difficile de vous tenir au courant de ma treizième semaine pendant ces jours-ci, soyez patients!


Philmilingue .


Pierre 



Publié à 04:45, le 6/04/2008, dans Periple entre France et Nepal, Rishikesh
Mots clefs : Navneet Prya


2 mois et 3 semaines de colportage...questions, reponses et reactions.

2 mois et 3 semaines de colportage...questions, reponses et reactions.

Bonjour tout le monde,

 

Avant de commencer à réagir à vos commentaires je voulais vous dire que je suis désolé pour le retard que j'ai mis à vous répondre. J'aimerai investir davantage notre échange mais je ne parviens pas à trouver le temps pour le faire. Mille excuses, particulièrement aux enfants à qui j'avais dis de ne pas hésiter à me poser des questions. Le voyage nomade ne facilite pas les contacts à distance, surtout quand on veut profiter de l'endroit que l'on découvre. Sachez en tous cas que je garde vos commentaires en tête et que si je n'y réponds pas pendant mon voyage nous y reviendrons ensemble à mon retour (prévu entre septembre 2008 et mai 2009).

 

 

Marie- Laure et les CE2 de l'huisserie, d'accord pour la journée ensemble.

J'essaierai de satisfaire votre soif de savoir ce que je vis (tache difficile!). Avez-vous apprécier vos voyages avec vos camarades de l'école St marie? Pas trop dur de quitter sa famille pendant quelques jours? Avez-vous eu assez de neige pour le baptême avec les chiens de traineaux ?


Coucou à toute l'école St Anne de Montjean.

Les Turques que j'ai rencontré m'ont offert un accueil formidable. J'ai récolté sur mon trajet en moyenne 2 chansons par pays sauf en Autriche. J'en ai appris une par pays excepté les chansons hongroises (très longues) et roumaines (il me manque actuellement les paroles). J'espère rencontrer des enfants indiens cette semaine et récolter ainsi de nouvelles chansons. Avec toutes les chansons des enfants français (plus de 20), ça va m'en faire un paquet à chanter aux enfants népalais!


Mon voyage est-il mieux que je ne le pensais?

Avant de partir j'ai essayé de ne pas imaginer mon futur voyage. Avant d'arriver dans un nouvel endroit, j'ai quelques images en tête mais je n'ai pas d'attentes particulières. Ainsi chaque jour me réserve des surprises et j'essaie de les apprécier au maximum sans les comparer à mes attentes. Je ne peux pas dire que mon voyage soit mieux ou moins bien que je ne le pensais mais je peux dire qu'il me convient et que je prends du plaisir à le faire.

 

 

Elsa, "la beauté d'une ville n'existe que refletée dans les yeux de ses habitants". 

Je partage cette pensée de Luis Sépulveda. D'ailleurs, certaines villes sont si belles que des touristes y viennent en nombre et changent les yeux de ses habitants. Hélas parfois elles perdent de leur beauté quand ces yeux reflètent l'appât du gain.

Quant à mes yeux à moi je tente de les garder neufs comme ceux d'un enfant afin qu'ils s'émerveillent à chaque instant.


Mariannick, "Tant qu'il restera un homme pour chanter, il nous sera encore permis d'éspérer" (Gabriel Celaya).

C'est en effet une magnifique phrase. J'ai vu beaucoup de gens chanter dans chaque pays traversé. La musique est présente partout sur la terre et même si à mon goût on ne chante jamais assez, il nous est plus que permis d'espèrer!


Volonté, courage?

Agathe, Armel, Patricia, je ne me sens pas courageux. Ce que je fais je l'ai souhaité et je prends du plaisir à réaliser ce qui était pour moi auparavant un rêve. J'agis ainsi plus avec volonté qu'avec courage. Mariannick, si la volonté crée l'harmonie intérieur de l'âme je me dis que le contraire est également possible.


Steph et les élèves de Budapest, oui oui je me sens en sécurité.

Les pays que j'ai traversé et leurs habitants réservent généralement un bon accueil aux touristes et savent les guider...et particulièrement en Iran.

 


Mélody, dans la plupart des pays où je suis passé les enfants ont cours  de 8h le matin jusqu'à 13h30-14h, ils prennent en général une grande pause dans la matinée pendant laquelle ils peuvent prendre un goûter. Il me semble que c'est ainsi dans tous les pays traversés depuis l'allemagne.


Annick, les enfants iraniens rencontrés étaient très disciplinés dans la classe, c'est ici une marque de respect très importante vis a vis du professeur. Si la parole ne leur est pas donnée, il ne parlent pas. Leur spontanéite, je l'ai très vite observée en dehors de la classe quand les enfants jouaient entre eux. 



Tehra, Lena et Manon, la route n'est pas longue.

Chaque jour est nouveau et passe vite. Je découvre, j'apprends comme un enfant à l'école qui ne voit pas passé son heure de cours tellement il est attentionné et passionné par ce qu'il fait.



Frangin, si la pauvreté était plus présente en Iran, elle l'est davantage en Inde ou beaucoup vivent avec moins d'un euro par jour.

 

 

Aurélie, je suis en effet de plus en plus dépaysé  particulièrement en Inde où la religion principale (l'hindouisme) très riche en dieux et en histoires régit la vie quotidienne. Le climat et la nature sont également 2 grandes différences avec la France.



Fiscane, je n'ai même pas encore cassé une corde à ma guitare. J'ai découvert plusieurs instruments comme le thar (Iran) et la cithar (Inde) qui ressemblent un peu à la guitare. J'ai essayé de pratiquer le Thar mais ce n'était pas toujours mélodieux. Aujourd'hui j'ai joué avec un argentin qui pratiquait les tablas...presqu'aussi bien que Boubi.

Pour la tourista je l'ai eu plusieurs jours en Inde, pas avant. Maintenant je mange regulièrement du riz pour l'éviter.

La fusion végétale de Mad max, je la vois plus vice que versa mais cela reste personnel.



Lancheneillois, j'ai pratiqué peu de sport depuis mon départ quoique parfois je me dis qu'un trajet en bus en Inde peut-être considéré comme un sport tellement il peut-être mouvementé et fatiguant. J'ai quand même réussi à faire quelques foots en Iran (sport numéro 1) et pas mal de randonnées.

Bien que je pense souvent à eux, ma famille et mes amis ne me manquent pas "trop". La communication par internet est très limitée mais elle me permet de garder contact avec eux et je compte bien les revoir plus tard. Et puis je fais beaucoup de rencontres durant mon voyage, je ne me sens pas seul. 



Angélique, depuis que ton espion m'a découvert sur la côte marocaine, je me suis activé pour rejoindre l'ile de la Réunion, mais s'il te plait ne le dis à personne.



Julaii et sabine, j'ai semé pas mal d'affaires sur mon passage (pertes, oublis ou dons) et ainsi, j'ai un peu plus de place dans mon sac si vous voulez vous y fourrer. 


Népal.

Je compte arriver au Népal après le 10 avril, jour des élections. En ce moment l'actualité politique et économique crée des tensions dans le pays et il est préférable d'y aller plus tard. Les enfants du CCC sont en vacances jusqu'au 22 avril et sont en ce moment absent du centre. Si tout se passe comme prévu je les rencontrerai au mois de Mai après avoir fait un trek de trois semaines dans les fameuses montagnes de l'Himalaya (un trek est une randonnée qui dure plus d'un jour). 



En attendant les prochaines nouvelles je salue tout le monde, vous qui êtes cités ci-dessus, ci-dessous et vous que je ne peux citer ou que j'oublie : tristan, alberto, damla, lucie marie et alice, max et aurélie, la famille tourneux, étienne, baptiste, rose et nico, soso, franfran, mélanie, pauline, marion et léo (même pas peur des requins), dudul, matt et betty, anne-so et damien,  BB, monique et remy, marie aurélien et mael, corto, catherine, anne cath, dad, le pos café, la bibliotheque du Gesnet St-Isle...merci à tous pour vos messages.

 


Un dernier clin d'oeil aux enfants de l'école du chemin de cocaigne (et à sa troupe de théatre), aux enfants ahuilléens, courbevillois, cosseens, bettelainvillois, nantais, d'Aime, voyageurs et tous ceux que j'ai rencontré sur la route.



Publié à 05:00, le 31/03/2008, dans Periple entre France et Nepal, Rishikesh
Mots clefs : New Delhi correspondance


onzieme semaine

onzieme semaine

Namaste tout le monde,

 

En arrivant à Ahmedabad je trouve immédiatement un bus pour Udaipur. Il est 4 heures du matin et malgré ma forte envie de dormir le spectacle qui s'offre à moi me maintient en éveil. Il y a des vaches plantées au milieu de la route. Des hommes dorment sur le bas côté, d'autres s'attroupent autour des vendeurs de samosa (genre de beignet triangulaire  avec comme ingrédients de base des pommes de terre, des oignons et des épices).

 

Le bus s'arrête pour prendre de nouveaux passagers et des hommes viennent aux fenêtres proposer des bananes, oranges, chips ou encore du tchai, la boisson numéro 1 en Inde (thé avec du lait et multiples épices). Le bus repart et on croise un chameau tirant un plateau de paille sur lequel est assis en tailleur le paysan.


 

   Vendeur de samosa, le thé à la main

 

Malgré les klaxons incessants du bus (presqu'à chaque dépassement, c'est la précaution coutumière) et les secousses dues au mauvais état de la route, je m'endors...sur une oreille. C'est à Udaipur en rickshaw que je termine ma folle journée de transport (bâteau, avion puis bus). Le rickshaw est un taxi à 3 roues tracté par une moto ou un vélo, ils sont à tous les coins de rue.

       Départ pour l'école en rickshaw

 

Udaipur est une belle ville entourée de petites montagnes, au bord d'un lac au milieu duquel plusieurs palaces semblent flotter. Cette ville est si belle qu'elle attire beaucoup de touristes et les magasins qui leurs sont destinés fleurissent. Il m'est difficile de me ballader 5 minutes sans qu'un vendeur de vêtements, de sculptures ou de babioles ne m'interpelle ("hello sir") ou tente d'engager une discussion afin de me vendre son produit (et attention aux arnaques). C'est très désagréble.

 


Le linge sèche non loin du palace flottant
 

Cette fois-ci, un homme me propose de me ballader sur le dos de son éléphant qu'il tient en laisse. Je suis tenté par l'expérience mais je refuse regrettant que ce si bel animal ne soit pas libre de vivre dans son milieu naturel. Toute la journée il transporte des touristes au milieu des voitures klaxonantes sous les coups de son maitre.


 

  Un éléphant dans la ville


Parmis les 5 jours passés à Udaipur, mon jour préféré fût celui ou j'ai loué un vélo et quitté le grouillement de la ville pour rejoindre la tranquilité de la campagne. Le climat tropical favorise une nature puissante et quand le sol bénéficie d'eau, des arbres énormes y poussent.

 

Certains sont en fleurs et ils font le bonheur des indiens qui cueillent ces fleurs afin de décorer multiples endroits comme les bus ou les maisons. Les fleurs servent aussi d'offrande aux nombreux Dieux hindoux (plus de deux millions).

 

Dans les champs de blés je vois des paysans faucher à l'aide de faucilles (hommes, femmes et parfois enfants). Beaucoup d'enfants indiens ne vont pas à l'école. Particulièrement dans les familles les plus pauvres (c'est à dire beaucoup) les enfants sont sollicités pour rapporter de l'argent à la maison et ils se convertissent alors en serveur, en vendeurs ou encore ils mendient dans les rues.


 

Les enfants travaillent

 

Mon dernier jour passé à Udaipur était un jour férié en l'honneur de la fête des couleurs "holly". Holly est une fête religieuse pendant laquelle les gens sortent dans la rue et se lancent ou se barbouillent de peinture vendue sous forme de poudre. Pendant que j'observe certains danseurs qui s'enlassent en se souhaitant "happy holly" je me prends un seau d'eau lancé par un jeune enfant du haut de son balcon.

 

 

Après un premier "happy holly", le T-shirt du pos-café se prépare à en voir de toutes les couleurs

Les couleurs sont signes de gaieté en Inde. Ainsi de nombreuses choses reflètent des couleurs vives comme les vêtements des femmes (souvent des voiles appelés "saris") et les maisons. Même les cornes des vaches sont parfois peintes. Les rues de Montjean ou de Laval me semblent bien ternes a côté de certaines ruelles d'Udaipur.

Lundi 23 mars je rejoint en train puis en bus l'énorme ville de Delhi où se cotoient bidonvilles et grands bâtiments modernes. Un étudiant surnommé "Mina" m'aide à me diriger vers mon ami Navneet, rencontré 2 ans auparavant lors de mon premier voyage en Inde. Je suis très heureux de le retrouver et de loger chez lui pendant une partie de ma douzième semaine de voyage.


Bye!

 

Ps: j'ai hésité entre répondre à vos questions et raconter cette dernière semaine. J'espère trouver l'occasion de vous répondre prochainement. Merci pour tous vos messages.

 

Pierre



Publié à 07:12, le 28/03/2008, dans Periple entre France et Nepal,
Mots clefs : udaipour navneet


dixieme semaine de colportage

dixieme semaine de colportage

Namaste,

(bonjour indien)


En direct de l'Inde et d'Udaipur, je vous fais part de ma 10ème semaine de voyage à l'abri de la chaleur torride du Rajastan:


Dans le bus de Shiraz à Bandar abbas, je rencontre Esan, Adi, Rahim, Ali et Ali. Ces 5 étudiants m'invitent à les suivre pour l'ile de Kish en me précisant que c'est le seul endroit où l'on peut se baigner librement en Iran et y planter sa tente gratuitement, (se dénuder est mal vu en Iran).


La chaleur ambiante et leur sympathie m'aident à monter dans leur taxi. Les garçons parlent "a little" anglais et moi "cam" le farsi, je pense que l'ile se trouve à 30km.

En fait, le taxi s'arrêtera 300 km plus loin! Puis 40 minutes de secousses dans un petit bâteau à moteur (avec en bonus 2 jours de courbatures aux fesses). Nous sommes arrivés pour voir le soleil plonger dans la mer après être passé du jaune au rouge.

Embarquement vers Kish

Enfin, à ma grande surprise des buildings pointent le bout de leur nez. Kish est une ile très développée économiquement. Les routes sont très bien entretenues (même pas un trou), des arbres artificiels en guirlandes électriques éclairent les rues dans lesquelles on peut entendre la radio locale. Il y a même des supermarchés! (rien à voir avec l'Iran que j'ai vue auparavant).


Au petit matin, premier bain dans une mer transparente(le golfe persique) et 2 bébés requins (environ 1,50 mêtre) me passent sous le nez suivis d'une bande de thons (très beaux!). "Le plus dangereux, ce sont les oursins posés sur le corail" me confie un iranien qui me conseille fortement de ne pas marcher dessus.

Les 5 compagnons en vacances

Le lendemain, une journée de vélo me permet de faire le tour de l'ile, 40 km pour la roue avant et 50 km pour la roue arrière qui est fortement voilé au bout de 10 minutes. Il y a peu de végétation sur le sol très sec de cette ile, des raffineries de pétrole occupent la partie désertique de l'ile. Je préfère tourner mes yeux vers la mer ou j'aperçois des oiseaux tels que les ibis blancs, des perruches au bec rouge et des petits oiseaux verts fluos qui me dépassent sans effort.

Une perruche me guette

Je quitte cette île dimanche avec les 5 joyeux lurons et rejoins Bandar Abbas, ville où se mélangent des peuples arabes, africains et persans. Le lendemain lundi 17 mars n'est pas de tout repos même si je passe la plupart de mon temps assis:

- 7 heures dans un grand bâteau pendant lesquelles je traverse le golf persique.

- 4 heures dans un avion qui me mène à Ahmedabad.

Au revoir Iran

Je retrouve alors le Rajastan et l'Inde, visités deux ans auparavant. Le dépaysement reste total mais je n'en dis pas plus car la dizième semaine est terminée.


Pilmi lengue (à plus tard en Hindi, la langue officielle en Inde)


Pierre


ps 1: J'aurai préféré ne pas utiliser l'avion (moyen de transport très polluant) mais un passage par le Pakistan ne m'est pas "permis" et je n'arrive pas à nager pendant plus de 3 semaines sans m'arrêter.


ps 2: Je conseille très fortement aux adolescents et adultes de regarder le film d'animation "Persépolis" afin d'en savoir plus sur l'Iran et son histoire (humour et émotions garantis).



Publié à 03:56, le 19/03/2008, dans Periple entre France et Nepal, Udaipur
Mots clefs : dixiemesemaineudaipur


neuvieme semaine de colportage

neuvieme semaine de colportage

Salam'!


A Garmeh, les maisons faites en terre cuite se confondent avec le sol jaune tandis que le vert des champs de concombres resplendit. 50 types de palmiers différents profitent de l'oasis de Garmeh. Beaucoup d'entre eux donnent des dattes, un des fruits que je déguste quotidiennement (avec les figues) et que récoltent les habitants afin de les vendre.

Lors d'une ballade avec mon ami Ben nous avons aperçu des renards dévaler une des deux montagnes longeant le village. Rendus en haut de celle-ci nous observons le soleil pointer son nez et poser ses premiers rayons sur un troupeau de chameaux. Rafraichi par une brise permanente, nous marchons une journée entière dans le désert rocailleux avec une pause pique-nique à "Ordib" un village typique avoisinant.

Le soir nous savourons la musique traditionnelle ("souffiste") jouée par Hasan, le patron de l'hôtel et ses deux amis.

 

Le lendemain nous visitons avec Pouia un désert de sel surprenant qui nous a inspiré une séance photo originale.

 

Puis avec Ben nous reprenons la route en autostop vers Persépolis. C'est toujours le même plaisir de sortir la guitare pour quelques chansons, même quand on est quatre personnes entassées à l'avant d'un camion (pendant 200km à 70 km/heure).


Le soir je sors pour la première fois la tente et dans la nuit froide un feu est le bienvenu pour accompagner le pique-nique sous un ciel très étoilé.


Le lendemain nous visitons les surprenantes ruines de Persépolis vieilles de plus de 2500 ans. Nous y rencontrons des étudiants qui nous proposent l'hébergement dans leur dortoir à l'université; mais nous y sommes refusés à l'entrée et nous dormirons dans un hôtel à Shiraz.

Shiraz est une très belle ville avec de nombreux parcs et des mosquées très colorées. Le héros local est Hafez, un poête du 14eme siècle que chaque iranien connait et dont il peut réciter les versets (destinés au chant). Pendant 3 jours passés à Shiraz, de nombreux étudiants iraniens sont venus à ma rencontre très curieux de savoir d'où je viens, mon âge, si je suis marié...(mais pas mes mensurations je vous rassure).


C'est à la fin de ce séjour à Shiraz que j'ai quitté Ben pour rejoindre la chaleur du sud de l'Iran et Bandar Abbas (autour de 30 degrés pendant la journée). La suite prochainement, mais pas au Pakistan...je vous laisse deviner mon itinéraire qui me mènera bientôt en Inde.


Merci pour tous vos messages. J'essaierai de répondre à vos questions la semaine prochaine mais ce n'est pas gagné, elle risque d'être "mouvementée".

Ruda Afes.


Pierre



Publié à 06:24, le 15/03/2008, dans Periple entre France et Nepal, Dubaï
Mots clefs : renardschameauxDubai


Dixieme colportage a Garmeh

Dixieme colportage a Garmeh

La dixième récolte, je l'ai réalisé à Garmeh dans le désert au centre de l'Iran. Normalement les écoles ne sont pas mixtes en Iran mais Garmeh étant un petit village (environ 100 habitants), les garçons et les filles sont mélangés jusqu'à l'àge de 12 ans. Ensuite ils continuent  leur scolarité à Khur , une plus grande ville avoisinante.

  

Lundi 3 février, quand j'entre dans la classe des plus grands, les 15 enfants de 12 ans se mettent debout. Ils me saluent et me souhaitent la bienvenue tous en coeur , les garçons d'un côté et les filles (vêtues d'un long voile noir) de l'autre. Les enfants écoutent respectueusement leur directeur me présenter à eux , accompagné de 3 des 14 professeurs de l'école (un par matière).

  

J'explique alors mon voyage avec une carte du monde puis chante 3 chansons (française, allemande et turque). Le directeur me demande de ne pas en chanter plus. La période n'est pas propice au chant et généralement seuls les chants musulmans sont interprêtés dans les écoles.


Mais c'est par un chant patriotique ("Iran Iran") que les enfants clôturent notre rencontre. La plupart paraissent intimidés et peu habitués à chanter devant un étranger, beaucoup gardent la tête baissée.

 

A la suite de cette récolte, le directeur m'invite à boire le thé dans son bureau. Par la fenêtre du bureau, j'aperçois alors les 15 enfants rencontrés auparavant qui courent de vives voix vers la cour de récréation et qui commencent un match de football, garçons et filles confondues.

  

Avant de quitter l'école, j'échange quelques balles de tennis de table dans le hall avec Mahmmoud, un professeur (au redoutable coup droit !).

 

Merci à Pouia, un guide touristique qui m'a accompagné et qui s'est transformé en traducteur le temps d'une récolte.



Publié à 01:35, le 12/03/2008, dans Periple entre France et Nepal, Shīrāz
Mots clefs : guidePouiaMahmmoud


Neuvieme colportage a Tabriz

Neuvieme colportage a Tabriz

Les 2 mois précédant, les enfants iraniens ont peu chanté à l'école. En l'honneur de la mort d'un Imam (personnage religieux)il y a de cela 1400 ans, le chant était inconvenant dans tout le pays. Les enfants ont cours du matin 8h jusqu'au début de l'après-midi à 13h30. Ensuite ils sont libres et certains en profitent pour suivre des leçons d'anglais dans un institut privé.

  

Mohammad le directeur de l'institut de Tabriz m'a autorisé à colporter ma récolte auprès des enfants de 7 ans qui débutent les cours d'anglais. Ils paraissaient peu rassurés au début, n'osant pas répondre à mes questions traduites par la professeur et n'applaudissant pas sans son accord.

 

Quand fût venu leur moment de chanter, ils ont pris leur courage à deux mains et ont chanté "Bah Bah koodakan" ("He He les enfants"). Ensuite les échanges se sont animés davantage, certains répondant OK à toutes mes fins de phrases.

 

Mohammad m'a ensuite demandé de rencontrer les élèves de 12 à 17 ans (les filles le mardi et les garçons le lendemain) afin que je témoigne de l'importance de l'usage de la langue anglaise pendant mon voyage. J'ai pu expliquer que dans chaque endroit ou je me suis rendu, j'ai pu communiquer en parlant anglais (souvent très précieux). D'ailleurs je regrette de n'avoir pas plus participé pendant les cours d'anglais quand j'étais élève, mon accent me faisant parfois défaut et j'ai des difficultés à comprendre chaque phrase de mon ami anglais Ben.

  

Merci à Peiman, ancien élève puis professeur dans cet institut qui m'a permis ce colportage .

   

Pierre



Publié à 12:12, le 11/03/2008, dans Periple entre France et Nepal, Shīrāz
Mots clefs : messageneuvieme


Sixieme semaine de colportage

Sixieme semaine de colportage

Salamalecum (expression Islamique utilisée en Iran pour dire bonjour),


Me voici à Tabriz en Iran mais ma sixième semaine de voyage je l'ai passé en grande partie en Turquie et en Cappadoce.

En plein milieu de la Turquie, la terre volcanique s'est déformée il y a des milliers d'années, sous l'affluence d'éruptions de lave. Les rochers ont pris des formes et des couleurs surprenantes et des vallées se sont creusées.

 .

 

Plus tard des humains s'y sont installés en creusant dans cette roche très friable, laissant derrière eux de nombreuses ruines.


Dans ce paysage lunaire fantastique, j'ai pris beaucoup de plaisir à me ballader et à profiter du calme typique de la saison hivernale (très peu de touristes).

  

Gorëme, petit village touristique encaissé, est le point de départ de nombreux sentiers. J'y ai rencontre Titi, un français (reconnu à son accent lors d'une salutation "merhaba") qui est parti de France il y a trois mois et qui rejoindra aussi l'Inde...avec sa guitare.


Il connait bien le coin maintenant et m'a conduit dans une vallée où, fait rarissime nous avons vu à plusieurs reprises de loin puis de près des renards (plus grands qu'en France et avec une longue queue blanche).


Pour notre dernière randonnèe, Camille qui a suivi nos traces depuis la France s'est joint à nous. Une des vallée est appellée "La vallée Rose" (en contre fond sur la photo), on comprend pourquoi au coucher du soleil?

 

 

Le jour de mon départ de Gorëme, avec Camille, nous avons visité une ville souterraine constituée de 13 étages et pouvant accueillir 40 000 personnes!!


J'ai laissé mes deux compères pour rejoindre l'est de la Turquie puis la frontière Iranienne en bus de nuit. Sur les routes montagneuses une tempête de neige nous a bloqué la route. Le lendemain, rebelote après Erzurum, la plus haute ville de l'Anatolie (1800m) ou les températures peuvent descendre a -30 degrés. 


Heureusement, il faisait environ 0 degrés pendant les deux nuits passées dans le bus puis dans une station service. Elles n'ont pas été de  tout repos mais le contexte a créé une solidarité et des liens entre les passagers.

Une séance musique avec une équipe de foot rencontrée à la station fut particulièrement bonne pour le moral des troupes.

 

 

Pour la suite des aventures, il faudra attendre un peu ou le bus pour Esfahan partira sans moi.

 


Ruda Afes.



Publié à 03:50, le 25/02/2008, dans Periple entre France et Nepal, Tabriz
Mots clefs :


Huitième colportage a Goreme

Huitième colportage a Goreme

En arrivant à l'école de Goreme, je vois les enfants profiter pleinement de leur cour de récréation recouverte de neige. Le terrain de basket s'est transformé en terrain de balle au prisonnier ou plutôt devrais-je dire en terrain de boule de neige au prisonnier. Soudain les premières notes de « la lettre à Elise » retentissent dans tout le village et chaque enfant vêtu du même uniforme va se ranger pour reprendre la direction des cahiers.

 

Cette fois-ci, les enfants de la classe de Tuncan (agés de 6 ans) n'auront pas le temps de sortir ni cahier ni crayon car Ali, le directeur adjoint, pénètre dans la classe et tout le monde se lève pour le saluer. Il me présente ainsi que Sali, un artisan bijoutier qui a bien voulu quitter son magasin pour m'aider à réaliser un colportage et une nouvelle récolte de chanson.

Sali est Turque, il maîtrise bien la langue française car il a vécu quelques années à Paris. Il m'aide à communiquer avec les enfants et leur professeur en traduisant ce que chacun dit. 

L'heure suivante nous rencontrons deux classes d'enfants entassées en une. Me voici devant plus de cinquante enfants agés de dix et onze ans. Certains sont assis inconfortablement mais chacun garde le silence, on pourrait entendre une mouche voler!

Une histoire et quelques chansons récoltées plus tard, une des deux professeurs se transforme en véritable chef d'orchestre et animatrice et tous les enfants se mettent à chanter les bras croisés. Ils finiront leur chanson en agitant leurs bras en l'air main dans la main.

 

  C'était le mardi 12 février pour une récolte en Cappadoce.



Publié à 01:10, le 21/02/2008, dans Periple entre France et Nepal,
Mots clefs : goreme


septieme colportage a Ankara

septieme colportage a Ankara

Etant arrivé pendant les vacances scolaires turques, je pensais devoir attendre la rentrée pour réaliser une récolte de chansons turques.


Eh bien non! En me renseignant à l'Ambassade Française, j'ai été averti que l'école française d'Ankara n'était pas en vacances. J'ai donc  rencontré le directeur et ensemble nous avons convenu  d'une date pour un nouveau colportage suivi d'une récolte: vendredi 8 février.


Comme son nom l'indique, cette école fonctionne comme une école en France . La différence principale est qu'on y trouve des enfants français mais aussi turques et d'autres nationalités. 

 

Dans la classe de CE2 d'Isabelle, il y a une vingtaine d'enfants dont un garçon espagnol et deux filles finlandaises. Avec, en plus, quelques enfants de CM1,  ma récolte s'est enrichie de trois nouvelles chansons dont deux turques et une  française nommée "chez le coiffeur".

 

Nous avons passé un très bon moment ensemble. Encore une fois, j'ai pu raconter l'histoire de Tunga en français. Dans la salle, il n'y avait pas de djembé (tam tam) mais une derbouka. La derbouka ressemble beaucoup au djembé sauf qu'au lieu d'être réalisée avec du bois et de la peau de chêvre elle est faite en terre cuite et aussi du plastique. Grâce à elle, j'ai pu voir toute la classe danser sur les rythmes africains et croyez-moi, les enfants bougeaient bien  leurs membres.

 

Merci à tous pour cette première récolte asiatique à mi-chemin de mon parcours.



Publié à 05:27, le 14/02/2008, dans Periple entre France et Nepal, Ankara
Mots clefs :


Cinquieme semaine de colportage

Cinquieme semaine de colportage

  Merhaba,


Voici les dernières news en direct de Göreme et la Cappadoce (centre de la Turquie).  

Samedi 5 février, je ne profiterai pas des couchers de soleil d'Istanbul. Mes premiers pas à la gare de bus d'Istanbul prennent la direction du distributeur automatique avant même d'avoir pensé à ma prochaine destination. Un papa avec sa petite fille y faisait la queue, il me demande avec un grand sourire où je vais. Je lui répond que je ne sais pas et lui retourne la question..."Eregli, it's a beautıful place"( "c'est un bel endroit" en anglais).  


Sous un beau ciel bleu, l'idée de rejoindre la mer noire avant de récupérer mon visa iranien a Ankara me plaisait bien. Le bus étant plein j'ai pris le suivant en ayant pris le numéro de téléphone de ce monsieur fort sympathique.


Dans le bus j'ai rencontré Serhat, un étudiant Turque qui m'a invité à passer la nuit dans son appartement a Acakosa au bord de la mer noire

Invitation acceptée avec plaisir!

Nous avons terminé la soirée dans un bar restaurant animé par un chanteur guitariste (guitare Turque: le saz). Quelques clients se sont mis à danser des danses traditionnelles qui ressemblent aux danses bretonnes. Ayant apporté ma guitare et mon harmonica, j'ai cloturé la soirée par quelques chansons et fait danser les clients ravis de s'initier a la danse country.


Le lendemain, je rejoignais Eregli et Ayhan rencontré la veille. Il m'a acceuilli avec Atnan son frère et Neslihan sa nièce professeur d'anglais (ça tombe bien!). Ayhan était venu rendre visite à sa famille pendant 3 jours de vacances et c'est chez son oncle et sa tante (Sabri et Belguzar) qu'il m'a proposé l'hébergement.

Invitation acceptée avec plaisir!

 

Finalement ces 3 jours nous les avons passé ensemble. J'ai ainsi rencontré sa famille (oncles et tantes y compris) qui à chaque fois m'a offert un accueil formidable.


Toujours le même rituel: thé accompagné de multiples aliments comme des noix, du yaourt (fait maison) ou encore des simits (patisserie en vente partout dans les rues des villes) . Pendant 2 jours je n'ai pas bu une goutte d'eau qui n'était pas infusée de thé! Une des deux journée s'est déroulée dans le petit village d'enfance d'Ayhan situé dans les montagnes.

 

 Au bar, les hommes de différentes générations (sauf les enfants) se réunissent autour de jeux de cartes et de dés comme le Tavla. Je leur ai offert une pause musique pour le moins dépaysante.


 

  

Apres avoir promis de revenir un jour revoir cette chaleureuse famille, j'ai rejoint Ankara en autostop puis en bus. J'ai effectué alors mes deux premières nuits a l'hôtel (fallait bien que ça arrive!) et récupéré mon visa Iranien.


Le visa est un papier autorisant l'entrée dans un pays. Hélas, je n'ai pas obtenu celui pour entrer au Pakistan en raison des problemes qui règnent actuellement dans ce pays. Je tenterai de l'obtenir en Iran (c'est loin d'être gagné). 


Le cyber café ferme, je dois stopper ce message.


GÜLÜCHE ÜLÜSSE.



Publié à 08:43, le 11/02/2008, dans Periple entre France et Nepal,
Mots clefs : cinquieme


1 mois de colportage.Réponses, réflexions et MERCI!!!

1 mois de colportage.Réponses, réflexions et MERCI!!!

Merhaba a tous,


Aujourd'hui 8 févrıer cela fait un mois que je suis parti. Cela fait un mois que je profite pleinement des joies du nomadisme, de la découverte de nouveaux pays et que je fais de magnifiques rencontres. Cela fais un mois aussi que je reçois vos messages. Questions, remarques, encouragements, étonnements, remerciements...tous vos messages me font chaud au coeur et me donne beaucoup d'énergie pour mon voyage.


MERCI. 


Il m'est difficile de vous répondre. Je privilégie à chaque fois l'actualisation du blog en racontant mes nouvelles aventures. Mais pour une fois je vais changer, j'aı basé mon projet sur l'échange et ça me gène vraiment de ne pas vous répondre. Je vaıs essayer maıntenant (succintement car j'ai un colportage et une récolte qui m'attendent dans 50 minutes).


 

- Avant tout, sachez que je n'avance pas si vite. Je pourrais déja être au Népal si je ne m'arrêtais pas plusieurs jours à certaıns endroits. Jusqu'ici je prends mon temps. Jusqu'en Bulgarie j'ai pratiqué beaucoup de stop, quelquefois j'ai utilisé le bus et une fois le train. J'ai bien avancé, mais je n'ai rarement dépassé les 3-4 heures de trajet par jour. J'ai rencontré un Français a Istanbul qui a fait tout ce trajet en deux jours et deux nuits de bus. En Turquie, à part un court trajet en voiture "auto-stopée" je roule jusqu'a présent en bus.


- La recherche d'écoles pour colportages et récoltes de chansons m'a amené à trouver avant de partir des contacts dans chaque pays traversés de la France à la Bulgarie (excepté en Autriche). Ainsi j'ai été hébergé chaque soir chez l'habitant. En Turquie mes rencontres m'ont fait ouvrir les portes des habitants d'Istanbul, d'Akacosa et d'Eregli (au nord de la Turquie). C'est à Ankara où je suis depuis deux jours que j'ai passé mes deux premıères nuits à l'hôtel. Je n'ai donc toujours pas sorti ma tente de son sac.


- Question santé, je me porte bien. Jusqu'ici la nourriture est très saine. j'ai mangé beaucoup de produits naturels, locaux (quelquefoıs un peu gras). Je fais attention à bien me reposer, c'est le meilleur moyen pour apprécier chaque moment de mon voyage et pour donner un maximum d'énergie positive aux gens. Et comme a dis Emilie dans un commentaire "l'énergie positive attire le positif"! J'expérimente chaque jour cette formule avec joie. Kevin, merci pour ton message, s' ıl y a des "bonnes et mauvaises gens" partout, je pense que des "mauvaises gens" peuvent devenir "bonnes" rapidement, parfois il suffit d'un sourire (la musique est d'ailleurs formidable pour ça).

 

Bon, je n'ai pas dis la moitié de ce que je voulais dire et je dois partir, une nouvelle récolte est en vue a l'école française d'Ankara (et oui, ıls ne sont pas en vacances!). En attendant, sachez que je pense à vous et que j'aimerai vous écrire personnellement...plus tard, j'espère.

 

Gülüche ülusse (à la prochaine en Turc).

 

Pierre   

  

 



Publié à 08:25, le 8/02/2008, dans Periple entre France et Nepal, Ankara
Mots clefs : moıs1


...suite

...suite

Bon, les trains pour la Cappadoce étaient pleins, je reste une soirée de plus à Ankara. J'en profite pour continuer mon message précédent et pour répondre aux enfants de l'école du chemin de cocaigne, de l'école Sainte Marie de L'Huisserie qui avaient des questions précises:

 

Villes traversées en Autriche: Aucune...ou presque car je suis resté sur l'autoroute sauf pour rejoindre un village où j'ai dormi (près de Linz).


Animaux rares rencontrés: Deux perruches vertes à Istanbul et un grand chien réputé en Turquie (le Gundal). Sinon, beaucoup  de mouettes à Istanbul (je sais, la mouette n'est pas un animal rare...quoique un peu en mayenne). J'ai passé une journée dans la montagne près de la mer noire. Des loups et des ours y vivent; mais hélas je n'en ai pas vu. Rien d'autre de particulier pour l'instant. 


Diversité des paysages: De grandes Forêts en Autriche auprès des Alpes, la Hongrie est toute plate (parfois presque désertique), de belles montagnes (les Carpates) en Roumanie et beaucoup de neige sur les champs plats du sud. Peu de différence en Bulgarie si ce n'est dans la région des Balkans (montagnes). En Turquie, je suis impressionné par le nombre de montagnes, que j'ai traversé depuis Istanbul. Elles m'ont même suivi, jusqu'au bord de la mer noire à Eregli (et c'est loin d'être fini!)


Combien de Km : Bonne question! Quelqu'un peut-il calculer? je lance les paris à 4000  (par la route et non à vol d'oiseau), qui dit mieux?

 

Chansons chantées aux enfants : Jusqu'ici, J'ai profité des traducteurs qui m'accompagnaient pour raconter l'histoire de Tunga. Je chante en général une ou deux chansons à la suite de l'histoire (faute de temps, ou d'attention  des enfants). Je n'ai pas encore chanté toutes les chansons récoltées. Je prendrai le temps de les chanter toutes aux enfants du Chetana Children Center àPokhara (Népal).


Connaissances rencontrées : Non, je n'ai pas rencontré de personnes que je connaissais jusqu'ici et même si on dit que le monde est petit cela m'étonnerait que j'en rencontre durant mon voyage.  D'aılleurs je n'ai pas rencontré beaucoup de français jusqu'ici.

 

 Merci aux CE2 de la classe à Lise et Valérie pour l'envoi de votre chanson (et de votre lettre). J'aimeraı bien voir la carte postale du Népal des CE2 de Marie-Laure. En attendant, préparez  bien  votre voyage à la Bourboule avec vos camarades CM1 et Cm2.  

Gros bisous à tous les enfants de L'école "Sainte Anne" et à leurs voisins du "chemin de cocaigne". Coucou aux écoles de Courbeveille, d'Ahuillé, de Bettlainville et de Nantes (super la carte Patricia) et à tous ceux que j'ai rencontré sur mon chemin.

 

Ah oui j'oubliaıs, j'espère que le mariage courbevillois se prépare bien, que la maquette avance à Bierné, que ça colle pas trop à Curie, que ça chante sous l'arbre à palabre, que les pommes de Beaulieu sont toujours aussi bonnes, que les danseurs du CLEP font briller le parquet, que les infirmières de Nantes continuent de conter de belles histoires à leurs patients, qu'il reste de la raquia au Bourny, que la partie de raquette n'est pas trop enneigée, que l'énergie des personnes agées est bonne du coté d'Angers, que la Jamaïque rayonne au vieux Laval, que ça roule pour les auto-stoppeurs rennais, que le virus parisien ne parasite pas trop son arche, que jéjé et myna ne font pas trop peur à filleule Manon pendant l'apéro, que la Saboterie est toujours aussi bien décorée, que Bébé ne joue pas trop au foot a Parcé, que les nuilléens profitent bien de leur beau château, que l'Oudon ne déborde pas trop, que ça danse toujours dans la tribue Vétillard, que le TTM avance sur sa route vers les frontières mayennaises, que la bibliothèque du Genest déborde de lecteurs, que les nouvelles du Ouest France sont fraiches, que l'orteil de Risoul est réparé pour le ski, que l'eau n'est pas arrivée à la hauteur des yourtes d'Azé, que la reprise de la vaisselle n'a pas été trop dure à Budapest, que les envolées danoises seront pleines de saveur, que les vendangeurs et leur collègues ne cassent pas trop les oreilles à kalia, que le squat a toujours droit à son poker, que la chaleur du pos-café n'est pas partie en fumée et que le FCM va monter!

 



Pierre



Publié à 06:51, le 8/02/2008, dans Periple entre France et Nepal, Ankara
Mots clefs :


Quatrieme semaine de colportage

Quatrieme semaine de colportage

MERHABA TOUT LE MONDE!  (bonjour Turque),

 

Après avoır profité encore quelques jours des succulents plats de Vianka.

et de l'eau de vie Bulgare de Tsanko (La raquia) j'ai dis "Tchao" à Gallia (qui m'a accompagné pendant mon séjour) et j'ai quitté Lovech pour franchir samedi 26 janvier les montagnes enneigées des Balkans. Arrivé du côté sud Bulgare, un après-midi de stop m'a amené non loin de la frontière Turque.

. BanitsaLe Banitsa préparé par Vianka

A la tombée de la nuit, l'homme qui m'avait laissé devant son magasin de vêtements 45 minutes plus tôt m'a invité: "ce soir ma maison est la tienne". Nous sommes allés passer la soirée dans un gîte en pleine forêt avec ses amis chasseurs. De la France ils ne connaissaient que la chaîne TV "Chasse et Pêche". A la fin de la soirée ils étaient contents d'avoir un nouveau mot français à leur tableau: "sanglier".  

 

Le lendemain, je franchissais la frontière Bulgaro-Turque. Pour la première fois on me demandait de l'argent pour avancer (50 euros!). Le stop est moins coûtumier en Turquie que dans les pays précédents. 

 

 Le stop devient dur en Turquie!

 

Finalement un homme m'a laissé devant un bus qui démarrait. Je suis monté en marche, direction Istanbul.

 

A İstanbul, j'ai demandé à plusieurs personnes la direction du métro qui devait me mener au quartier "Sultanhamet" où je comptais trouver un hotel. Un homme, Ahmet, prenait la même direction que moi, il parlait un peu français et après 5 minutes de discussion il m'a invité à dormir chez lui.

 

En fait, c'est chez sa soeur Tendu et son neveu Tarik que je loge depuis 4 jours. Ainsi j'ai eu le temps de visiter Istanbul et ses mosquées, de goûter les sucreries et de boire beaucoup de thé (tchaï).

La Mosquée bleue de nuıt

Certains quartiers sont remplis de Buildings luxueux et d'autres de Bazars ou les petits commerçants remplacent les grandes surfaces. Le plus beau a mon goût est le "Spice Bazar", ça grouille de partout et les vendeurs ne ratent pas une occasion de communiquer avec les clients.

.

Istanbul est coupée en deux par le détroit de Bosphore. En prenant le bâteau pour rejoindre la maison de Tendu j'ai rejoint la partie asiatique de la ville. Ca y est, j'ai posé mes premiers pas en Asie!

 


C'est cependant dans la partie Européenne que je suis retourné pour demander mon visa Iranien. Je pourrai le récupérer normalement à partir du 8 février à Ankara, ma prochaine destination. 

 

 

 

Pas de chance, les écoles sont fermées pendant 15 jours à cause (ou grâce) des vacances. Si je ne trouve pas de centre approprié pour un colportage a Ankara j'espère trouver une école a l'est du pays quand l'école aura repris. En attendant je profıte du chant des mosquées qui résonnent 5 foıs par jour dans les rues. 

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Merci à tous, pour vos messages, je vais essayer de répondre bientôt à vos messages dans une autre rubrique : "échanges".

.

GÜLE GÜLE (au revoir Turque).



Publié à 09:52, le 1/02/2008, dans Periple entre France et Nepal, Istanbul
Mots clefs : colportagequatrieme


Sixième colportage à Lovech

Sixième colportage à Lovech

La semaine dernière, je suis resté près d'une semaine à Lovech en Bulgarie. C'est à l'école Vassil Levski (un révolutionnaire très célèbre en Bulgarie) que j'ai colporté ma récolte jeudi 24 janvier. J'y ai rencontré trois classes accompagnées de Cornelia la directrice qui maitrise très bien le Français.


A la première classe, j'ai chanté une chanson récoltée à  courbeveille par la classe de Béatrice "Si tu as de la joie au coeur frappe dans tes mains". C'est avec surprise que j'entendais la classe suivante me chanter la même chanson mais version Bulgare. Je leur ai d'ailleurs proposé de rajouter la dernière phrase "Si tu as de la joie au coeur reprend tout". Ils étaient tous enchantés et il régnait une ambiance très chaleureuse (comme en Roumanie, certains n'arrivaient pas à croire que j'étais un "vrai français" et ils m'ont demandé des signatures).  

 

Je suis revenu le lendemain pour rencontrer la troisième classe qui m'a chanté deux chansons traditionnelles bulgares. Avant de partir, je suis retourné voir la classe de Mme Dimitrova (la deuxième) qui m'avait invité et réservé une surprise. Ils ont été "impressionné" par l'histoire de Tunga et par le projet "Colporteur de chansons" et tenaient à me remercier. Ils m'ont offert un petit tableau du très célèbre pont de Lovech (le seul pont couvert d'europe) et deux figurines de danseurs traditionnels bulgares. Une lettre de voeux accompagnait le tout et concluait que les plus belles choses de la vie ne sont pas celles qui font le plus de bruit.  

 

 


Merci à tous. Je fais un petit coucou aux deux classes du lycée Eskar Yossif que j'ai rencontré et à leur professeur Imaila et Baptiste (et Galia).



Publié à 03:05, le 29/01/2008, dans Periple entre France et Nepal, Istanbul
Mots clefs : lovech


Troisieme semaine de colportage

Troisieme semaine de colportage

Zdravei (Salut en bulgare), 


Me voici dans le nord de la Bulgarie a Lovech, au bord des montagnes des Balkans qui séparent le pays en deux.


Après avoir bien profité des bains thermaux de Budapest ou j'ai eu le temps de perdre aux échecs (une partie dans une piscine extérieur a 38 degrés), je suis parti pour la Roumanie. 


Sandor, un routier hongrois m'a transporté de Budapest à la frontière Hongro-Roumaine avec une petite halte chez sa maman qui m'avait préparé soigneusement une belle assiette de 7 oeufs sur le plat!   

 

Première étape roumaine a Timisoara chez Petru qui m'a fait gouté les spécialités roumaines dont la soupe aux tripes. Puis je repartais le lendemain pour Novaci, petite ville dans les montagnes enneigées des Carpates. J'ai été accueilli dans la ferme de Gico et Mariata. Ce sont les parents d'Anna (et Giorgiata) qui vient souvent en Mayenne. Je me suis regalé avec les spécialités comme le sarmale ou le mamaliga. Ici presque toute la nourriture est faite "maison" grace a la vache, les deux cochons, les oies, les poules et le jardin de la ferme (beurre, crème fraiche, fromage, viande...).


Après une matinée de colportage et de récolte, je suis allé me ressourcer dans une petite montagne non loin. J'y ai rencontré un berger qui ramenait son troupeau de moutons encadré par un chien. Ils rentraient tranquillement au village alors que le soleil qui avait disparu derrière les montagnes donnait un dégradé de couleurs somptueux dans le ciel.



Mardi, j'ai pris le ferry entouré des poids lourds pour traverser le fleuve Danube (encore lui!) et poser mes premiers pas sur les terres bulgares. L'écriture en Bulgarie est Cyrillique. Pour vous donner une idée, Bulgarie en cyrillique ça donne: България.


Il y a de la neige partout si bien que les champs ressemblent a des mers de neige. Peu de soleil, la température dépasse rarement les 0 degrés mais je m'en contente très bien car il y a 2 semaines il faisait - 20 degrés.


 

L'acceuil de Galia et de ses parents est formidable et je goûte à nouveau des spécialités locales (qui s'apparentent parfois beaucoup a celles de la Roumanie).


Attention colportage en vue! 



Publié à 10:38, le 24/01/2008, dans Periple entre France et Nepal, Lovech
Mots clefs : lovechtroisiemesemaine


Cinquieme colportage à Novaci

Cinquieme colportage à Novaci

Lundi 20 janvier, c'est à Novaci que j'ai colportè ma récolte de chansons. Novaci c'est une petite ville située dans les montagnes enneigées des Carpates. Ici, les trous sur la route n'empèchent pas les voitures de foncer ni les chevaux de tirer les charettes.

 

La vie semble animée et les écoliers m'ont fait un très bel accueil. Dans cette grande école, c'est un enfant qui va appuyer sur un bouton pour déclencher la sonnerie de la récréation pendant laquelle les garçons peuvent jouer au foot. 

Avec Dora la professeur de francais, j'ai a nouveau raconté l'histoire de Tunga avant de chanter quelques chansons de ma récolte. Les enfants m'ont chanté des chansons roumaines mais aussi françaises. J'ai même eu droit a "L'hymne à la joie" en roumain puis en français. 

C'était très marrant d'entendre les enfants roumains chanter en francais. Leur accent est tellement prononcé que parfois je ne comprenais pas les paroles.

Une nouvelle séance "signature pour souvenir" m'a permis d'apprendre de nombreux prénoms roumains qui ressemblent beaucoup aux prénoms français sauf qu'ils terminent presque tous par "a" ou "i".

 

J'ai également rencontré des adolescents dans un lycée, ils me comprenaient bien. C'est étonnant de constater leur niveau de francais. Avec leur professeur Mr Brandov très bon chanteur, ils ont chanté "Allouette".


Un grand merci à Anna et Michel qui ont permis cette belle journée.  

La révèdère (a la prochaine en roumain).



Publié à 11:50, le 23/01/2008, dans Periple entre France et Nepal, Novaci
Mots clefs : novacicinquieme


quatrieme colportage à Budapest

quatrieme colportage à Budapest

Jeudi 17 janvier, j'ai colporté  les chansons à budapest dans une école spécialisée dans le chant (kodaly).  Dés en arrivant j'entendais des enfants chanter dans les couloirs.

 

Après avoir poussé les tables d'une petite salle nous avons commencé une petite séance de vocabulaire franco-hongrois avec les enfants et les adolescents qui étaient restés du cours précédent . C'est dur d'avoir l'accent hongrois, du coup la séance est devenue rapidement comique.

 

Avec Magda la professeur de francais, j'ai raconté l'histoire de Tunga avant de chanter et récolter des chansons. Pour une fois, j'ai récolter des chansons plutot lentes, certaines mélancoliques, toutes très belles. Une petite pause gouter et c'était reparti pour danser sur de la musique disco-country. Ce fut 2H30 de pur bonheur et d'échanges (pour moi en tous cas). On m'a même demandé a la fin une séance d'autographes qui m'a beaucoup géné, j'y ai préféré une "séance souvenirs".


Tous ont beaucoup d'intérêt pour notre pays, ils connaissent par exemple le nom de notre premier ministre, vous aussi?


Un grand merci a Magda et aussi a Stéphanie qui m'a acceuilli pendant ces trois jours et qui a organisé cette rencontre (super les bains thermaux!).



Publié à 09:09, le 22/01/2008, dans Periple entre France et Nepal, Budapest
Mots clefs : StéphanieMagda&


Deuxieme semaine de colportage

Deuxieme semaine de colportage

Salut tout le monde,


 Je suis content de vous donner de mes nouvelles en direct de Budapest.


Le stop a très bien marché depuis la France. J'ai rencontré des Allemands, Polonais, Autrichiens et Hongrois. La plupart du temps on parle anglais sauf avec ce routier Polonais avec qui la musique et les gestes ont été les moyens de communication les plus adaptés. On a trouvé des chansons en commun comme "La Bamba", "don't worry be happy" ou "Besame".


En Allemagne, les paysages ne changent pas beaucoup de ceux de la campagne Francaise sauf parfois oú j'ai traversé de grandes forets et quelques collines typiques. Il y a beaucoup de grosses voitures de marque allemande (grosse industrie dans la partie sud du pays) qui sont souvent toutes noires. 


Grace aux autoroutes (et á leur station service) j'ai pu rejoindre rapidement les villes souhaitées (Stuttgart, Munich et Budapest) pour des colportages (voir rubrique "colportage").  L'entrée dans les villes s'annonce souvent délicate mais á chaque fois Barbra, Irina ou Sandor se sont rallongés pour m'amener au bon endroit (parfois rallonge de plus de 30 km) avec même en prime hier une visite guidée de Budapest.

 D'ailleurs Budapest c'est initialement deux villes, Buda et Pest séparées par ce très grand fleuve qu'est le Danube.


En quittant l'Allemagne pour l'Autriche, j'ai aperçu la neige sur les montagnes souvent tres boisées. Je fus étonné en apprenant que ces montagnes n'étaient autres qu'un bout de la chaine des Alpes (qui commence en France).


Mardi soir, Adel une Autrichienne de 60 ans, professeur de Yoga m'a hébergé près de Linz. Elle ne parlait pas très bien anglais mais n'arrêtait pas de rigoler, surtout quand elle se rendait compte qu'elle me parlait en Allemand et que je ne comprenais rien.


Samedi je reprends la route vers la Roumanie, le temps de profiter des bains thermaux et de la grande patinoire en plein air de Budapest.

Szia (salut en Hongrois).

 



Publié à 10:16, le 17/01/2008, dans Periple entre France et Nepal, Budapest
Mots clefs : deuxiemesemaine


Troisieme colportage á Munich

Troisieme colportage á Munich

Mercredi 16 janvier, c’est á l’école francaise de Munich qu’un colportage s’est improvisé. Hervé chez qui j’ai dormi la veille y est professeur. J’ai ainsi rencontré sa classe d’enfants francais et allemands dans cette grande école de plus de 700 élèves.


 

J’ai profité des instruments de l’école pour raconter (en francais) l’histoire de Tunga avant de chanter des chansons récoltées. J’étais étonné de voir qu’une partie d’entre eux comprenait l’anglais ("are you ready?""yes").


 

C’est donc en Allemagne que j’ai récolté de nouvelles chansons francaises dont un magnifique canon qui en mélangeant paroles et bruitages imite le bruit d’une locomotive. Beau travail Josiane (la professeur de musique)!

  

Un passage au self peu fréquenté pour prendre des forces (en Allemagne les enfants n'ont pas cours l'après-midi) et c’est reparti direction Budapest pour le prochain colportage.

 

Publié à 11:22, le 16/01/2008, dans Periple entre France et Nepal, Munich
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